Le très bel hommage de Christophe Dugarry à Rolland Courbis : “150 matches où on s’est côtoyé, deux têtes de cons par moment…”

    Après Zinedine Zidane, ou encore Bixente Lizarazu, ce fut au tour de Christophe Dugarry d’évoquer son ancien entraineur aux Girondins de Bordeaux, Rolland Courbis, disparu ce lundi 12 janvier 2026. Duga est d’ailleurs le joueur qu’il a le plus entrainé.

    « On va essayer de lui rendre hommage de la meilleure des façons, parce qu’il le mérite, et il va nous manquer […] ça a été un choc ce matin, il m’a envoyé un message il y a quatre jours pendant qu’il était à l’hôpital, en disant qu’il s’ennuyait. J’étais aussi à la clinique parce que j’ai eu mon cinquième enfant, et j’ai eu enfant ma fille après quatre garçons. Je lui ai dit que dès que ma femme est sortie de la clinique, je t’appelle, et on parle de tout ça. Et malheureusement, j’avais l’intention de l’appeler, et est arrivé ce qui est arrivé. Ça me laisse encore plus de regrets de ne pas l’avoir entendu une dernière fois ».

    Puis, il évoqua sa relation avec lui, fait de hauts et de bas.

    « Non, ça n’a pas été facile, mais quand tu as été 150 fois avec lui, imagine tout ce qui s’est passé. Il s’est disputé avec beaucoup de mecs qu’il a à peine croisé, alors imagine avec moi… 150 matches où on s’est côtoyé, deux têtes de cons par moment… Ça a été parfois compliqué, mais il a énormément compté dans ma carrière, lui et Aimé Jacquet. Ce sont les deux coaches qui ont le plus compté dans ma carrière, et qui ont été décisifs. Quoi qu’on en dise, Rolland a été un grand entraineur. J’ai toujours pensé qu’il y avait des grands entraineurs qui pouvaient ne rien gagner, et des entraineurs qui avaient gagné des choses que je trouvais, moi, totalement ridicules et pas bons. C’était un grand entraineur. Il s’est parfois perdu parce qu’il n’aimait pas que entrainer. Il m’a fait venir à Marseille, découvrir ce que c’était que cette ambiance, cette ville. Il a fait l’homme que j’ai été. A Bordeaux aussi, j’étais un jeune joueur et il a fallu apprendre beaucoup de choses, montrer du caractère, avaler certaines couleuvres. Puis, partir de Marseille aussi avec les problèmes que j’ai connus là-bas… Il a fait aussi de moi l’homme que je suis aujourd’hui. On s’est beaucoup fâchés, disputés, mais j’adorais parler avec lui, et c’était quelqu’un de très important. Ça a été un peu un papa du foot pour moi. Quand j’avais des doutes je l’appelais, et il me donnait son avis ».

    Retranscription Girondins4Ever

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