Sparta Capital pourrait ne pas faire long feu… Retour sur les tractations et le rôle du fonds ces derniers mois

La décision de Gérard Lopez de ne plus réinvestir dans le Football Club des Girondins de Bordeaux a été prise en mars, ou en avril, selon certains échos. Ainsi, le luxembourgeois s’est ouvert à l’idée de vendre, et comme souvent, les négociations avec les parties intéressées ont duré, bien que le délai par rapport à ce 1er août semblait confortable.

Le deal a changé de nombreuses fois

Selon nos informations, initialement, il s’agissait d’une entrée au capital de la part de Sparta Capital. Un deal à 70-30%. Cela n’a pas pu se faire, et le temps est passé très vite. Dans un second temps, Sparta Capital n’a pas obtenu d’accord avec Bordeaux Métropole, et le passage devant la DNCG s’est transformé en « deal on loan » (le fameux prêt de Sparta à Gérard Lopez, qui devait être remboursé avec la cession de parts un peu plus tard, comme Gérard Lopez ne souhaitait plus débourser d’argent), pour atteindre le montant de 10 millions d’euros. Le deal a de nouveau changé des suites du fait que plusieurs investisseurs se soient désistés, et il ne restait qu’une petite dizaine de jours. Devinez quoi… Tout à de nouveau changé, puisque Gérard Lopez a finalement décidé de céder 100% de ses parts. C’est à ce moment-là que l’on vit les limites de Sparta, un fonds d’investissement sans fonds propres. Le recours au CNOSF était donc censé donner un laps de temps supplémentaire pour trouver ces fameux investisseurs. Bien que dans le même temps, le fonds d’investissement anglais a rassuré le Tribunal de Commerce de Bordeaux sur sa capacité à réunir les fonds, et de boucler le tour de table.

La présence de Sparta obligatoire devant le CNOSF, mais cela ne devrait pas s’éterniser

Pour avoir une chance de recevoir un avis favorable du CNOSF, Sparta Capital doit être présent dans le « deal », car c’est ce qui était initialement prévu face à la DNCG et dans sa commission d’appel. Ainsi, le groupe doit être représenté et concerné, mais les investisseurs arrivés et trouvés ont une plus grande surface financière, et sont donc amenés à reprendre 100% la main plutôt rapidement. Des premiers échos que nous avons eus, les nouveaux investisseurs, ayant apporté la majorité des fonds, vont se laisser le temps d’observer avant de réellement prendre le Club en main.