Alain Afflelou : “Il avait un humour exceptionnel. C’était un déconneur de première”
Sur RMC, Alain Afflelou, ancien Président des Girondins de Bordeaux, s’est remémoré la venue de Rolland Courbis en Gironde, en tant qu’entraineur.
« Je suis arrivé aux Girondins après les histoires politiques qui se sont manifestées tous les jours dans les journaux et à la radio, à propos du départ de Claude Bez. Il y avait besoin pour le maire de Bordeaux que le Président soit d’une image intouchable, et très belle. Je lui ai parlé de Rolland Courbis, et il m’a demandé s’il n’avait pas de problèmes judiciaires… Je l’ai présenté à Chaban Delmas, on a déjeuné ensemble, et à la fin du repas il m’a dit ‘c’est notre homme, il faut le prendre’. J’étais blanchi… J’avais très peur en termes d’image de prendre un risque, et à l’époque c’était quand même un risque ».
Malgré tout, c’était une bonne chose de l’avoir en tant que coach.
« On était devenus très vite copains. On avait une relation de camaraderie, plus que de Président à entraineur. Disons que c’était un grand Monsieur. Il avait un humour exceptionnel. Je n’avais jamais regardé un match de football de ma vie en étant sur le banc. Il m’avait dit de venir, que ce ne serait pas la même chose. Au bout de cinq minutes il y a une touche pour l’adversaire, et Rolland, avant que le mec prenne le ballon, il dit ‘fausse touche Monsieur l’arbitre’. Il le faisait systématiquement. Je lui demande s’il n’est pas fatigué de le faire… Et de temps en temps, l’arbitre nous faisait un clin d’œil pour dire que ça suffisait… C’était un déconneur de première. Il prenait du plaisir à prendre des paris. Comme beaucoup de gens dans le sport, il était très superstitieux. Il avait ses habitudes, il avait ses trucs… C’était un grand Monsieur ».
Retranscription Girondins4Ever



