Bernard Caïazzo : “Roland (Romeyer) estimait pour sa part que Pascal avait fait son temps à l’ASSE et que sa vie plutôt dissolue n’allait sûrement pas améliorer le niveau de ses performances”

    Dans son livre “Temps additionnel”, l’ancien propriétaire et co-président de l’AS Saint-Etienne, Bernard Caïazzo, a évoqué le transfert de l’ancien joueur des Girondins de Bordeaux, Pascal Feindouno, au Qatar. Dans cette transaction, il avait ajouté Nivaldo, afin de faire baisser le prix de l’ancien bordelais, et ne pas payer le FCGB qui avait un intéressement sur ce transfert.

    “Pascal Feindouno était un homme formidable et un joueur remarquable. A Saint-Etienne, il nous avait enchanté pendant 4 saisons et, personnellement, j’ai regretté son départ pour le Qatar, en 2008. Le Qatar mettait 8 M€ sur la table pour l’engager et lui proposait un énorme salaire. Son départ fut pour moi un crève-cœur car j’avais une relation particulière avec lui, je l’aimais beaucoup. Mais Roland (Romeyer) estimait pour sa part que Pascal avait fait son temps à l’ASSE et que sa vie plutôt dissolue n’allait sûrement pas améliorer le niveau de ses performances. Pascal est parti au Qatar accompagné d’un autre Stéphanois, le Brésilien Nivaldo, qui n’avait d’ailleurs de brésilien que le nom tellement sa technique était primaire. Deux mois après leur transfert, j’étais allé les voir à Doha, où ils jouaient tous les deux. En réalité, je venais surtout rendre visite à Pascal, dont je me sentais proche depuis son mariage en Guinée où j’avais été invité avec 2000 autres personnes. J’ai revu Nivaldo à l’œuvre. Il multipliait les transversales d’une soixantaine de mètres de la gauche vers la droite, mais le ballon arrivait toujours en touche. A chaque fois, il s’excusait en baissant la tête et tendant vers le ciel la paume de la main. Quatre ou cinq fois, la scène se répéta. Cela en devenait presque risible”.

    Comme le rappelle “Poteaux Carrés“, les prix des transferts étaient respectivement de trois millions d’euros pour Nivaldo, et cinq millions d’euros pour Pascal Feindouno. Ce montant avait pour but que le Club au Scapulaire ne touche pas 50% sur la plus-value à sa revente. A l’époque, Jean-Louis Triaud avait dénoncé cela comme une arnaque.