Ibrahim Diarra : “Cette personne m’a trahi. Elle a pris la confiance de mes parents”
Pour ACO TV, l’ancien ailier des Girondins de Bordeaux, Ibrahim Diarra, a relaté que l’entourage est important lorsqu’on est un jeune professionnel, et qu’il ne fut pas forcément bien entouré, ce qui est une des raisons de son échec à maintenir son haut niveau.
« Ça a été un compliqué dès mon jeune âge. Quand je suis parti au Stade Rennais, j’ai une famille africaine, et mes parents voyaient un agent qui avait la même couleur de peau que moi, c’était comme la famille… Et du coup, pour ma part, il s’est passé des choses dans ma jeunesse qui ont fait que j’ai eu du mal à faire confiance à ce niveau. Ça a été la personne qui s’occupait de moi avant l’âge de 14 ans, avant de signer à Rennes, et finalement je l’ai su deux ou trois ans après, c’est que cette personne m’a trahi. Elle a pris la confiance de mes parents, tout simplement. Mes parents ne m’ont jamais vu jouer au foot, et dès que j’ai eu un agent, c’était directement comme un grand frère pour moi. Je lui ai fait totalement confiance… Au bout de deux heures mes parents se disaient que c’était comme la famille, et lui en a joué un peu ».
A t-il senti dans ce monde qu’il y avait des personnes agissant par intérêt ?
« Oui et non, car j’ai toujours été la même personne, quelqu’un de naturel, que je sois pro ou pas. Mon entourage n’a pas forcément changé. Après, quand j’ai signé mon premier contrat pro à 18 ans, à cet âge-là tu touches de bonnes sommes d’argent, et ceux de ton âge n’ont pas accès à ça. Oui, j’ai profité avec eux, après dire qu’ils ont profité de moi non, pas spécialement […] Ce n’est pas forcément évident d’être plus ou moins le premier d’une famille, de toucher une somme d’argent et de faire du foot. La famille met la pression et tu ne peux pas leur reprocher… Nos parents ont galéré pour arriver là, donc c’est à nous de faire attention à eux, leur rendre. J’avais l’impression d’endosser beaucoup de choses. Depuis 14-15 ans j’essaie d’assumer au maximum mon foyer, et à cet âge-là je ne devrais pas faire ça. Aujourd’hui, je n’ai pas de regrets, et qu’on n’a qu’une famille ».


