Laurent Brun : “C’est dangereux, c’était vraiment jouer avec le feu. Il faut vraiment que ce soit un épiphénomène et que ce soit accidentel”

    Sur Bordeaux Sports, le journaliste Laurent Brun a répondu à la question de savoir si les Girondins de Bordeaux avaient géré la seconde mi-temps face à Saumur.

    « Peut-être que la consigne était de gérer, mais je me demande pourquoi, parce que cette équipe de Saumur était vraiment à portée, sans trop forcer pour les Girondins. Bordeaux a fait une bonne première mi-temps mais en étant réguliers, corrects, disciplinés, coordonnés, et sans non plus être dans le boost tout le temps. Je pensais peut-être naïvement que ça pouvait être encore le cas sur la seconde période. Peut-être être moins prégnant sur les attaques, mais être quand même présent. Si la consigne était de laisser le ballon à l’adversaire, c’était peut-être prendre un risque, même si c’est facile de le dire après coup. Je pense qu’il y avait autre chose à faire et sans attaquer à outrance et à tout-va, Bordeaux pouvait quand même faire mieux en seconde période, et être malgré tout dangereux. Ça a été un autre scénario. Ce qui m’a dérangé – parce qu’on peut parler du terrain qui était abîmé car la rivière commençait à déborder autour – c’est que je pense que Bordeaux pouvait faire quand même mieux. Même en faisant un minimum dans les intentions offensives. Tout le monde a déjoué. Si c’était pour laisser le ballon à l’adversaire, c’était risqué, sachant que cette équipe de Saumur, à part cette action à la fin du match, n’a quasiment pas été en mesure d’inquiéter de façon significative les bordelais. Est-ce qu’il y a eu un coup de fatigue, un coup de moins bien… Souvent, quand vous menez par deux buts d’écart, c’est inconscient, vous reculez. Mais c’est dangereux, c’était vraiment jouer avec le feu ».

    Puis, il insiste.

    « C’est risqué. On avait l’impression qu’il y avait un manque de combativité, je ne sais pas si c’est ça, mais il y a eu plein de ballons bien négociés en première mi-temps, et en seconde ces mêmes ballons c’était des fautes techniques directes. C’est ce qui m’a interpellé. Et juste après la mauvaise passe, on baissait la tête. On aurait dit une équipe menée au score et qui lâche l’affaire. C’est ce sentiment que j’ai eu. Ils ont géré, ils ont gagné 2-0, tout va bien, mais il faut vraiment que ce soit un épiphénomène et que ce soit accidentel cette seconde période. Dans le contenu de jeu, ce n’était pas bon, pas suffisant selon moi ».

    Retranscription Girondins4Ever