Laurent Paganelli : “Je me suis dit ‘il doit des ronds aux impôts, il a fait croire qu’il est mort, il est parti au Venezuela, il s’est fait refaire le visage’. Lui seul en est capable”
Sur RMC, l’ancien joueur désormais consultant, Laurent Paganelli, qui a connu Rolland Courbis à Toulon, s’est exprimé sur la disparition de l’ancien coach des Girondins de Bordeaux.
« J’étais triste évidemment. Mais je me suis dit ‘il doit des ronds aux impôts, il a fait croire qu’il est mort, il est parti au Venezuela, il s’est fait refaire le visage’. Je me suis dit qu’une connerie comme ça, lui seul en est capable… Bien sûr, c’était pour faire passer la douleur. On connait Rolland, on sait, il est toujours là, il nous a tous apporté quelque chose. C’est un personnage, avec la joie de vivre, avec toutes ses passions… Le foot, les femmes, le jeu… Tout ça, il le vivait à fond, c’était un Depardieu, un Nicollin, des gens qu’on aime… Les gens l’aimaient ».
Et ses causeries ?
« J’adorais ses causeries, qui étaient exceptionnelles. Tu avais l’impression d’être le plus grand joueur du monde… Il avait une approche à lui tout seul. J’avais trouvé un petit enregistreur, j’enregistrai, et le soir je me les repassais avec ma femme, ma famille. Cette gouaille. Il y avait chez lui du vrai Pagnol, de l’affection, de la volonté, de la passion… Il y avait tout dans ce qu’il pouvait nous dire. On pouvait monter sur la lune sans oxygène avec lui. On était prêts à tout lui donner pendant ses causeries ».
Retranscription Girondins4Ever



