Lilian Laslandes : “J’avais dit à mes parents que j’allais déchirer le contrat, qu’ils étaient vraiment trop forts, que je ne pouvais pas rester là”
Pour Kampo, l’ancien attaquant des Girondins de Bordeaux, Lilian Laslandes, a été invité à parler de ses premiers souvenirs de foot.
« C’est dans la cour de ma grand-mère. Je m’inventais déjà des matches, je m’inventais déjà professionnel, et j’ai eu la chance de pouvoir faire mon rêve. J’ai toujours joué avant-centre. L’important, c’était celui qui marquait des buts, celui qui levait les bras quand il marquait. Faire trembler les filets, ça a toujours été ma passion, même je ne me définissais pas comme un buteur, comme par exemple Pauleta… Mais j’ai quand même fait ma carrière sur ça, et tant mieux pour moi ».
Puis, il raconta le moment où il eut la chance de rejoindre l’AJ Auxerre.
« J’étais à Saint-Serin à côté de Bordeaux, où j’ai été recruté en deuxième division alors que je jouais en DH à Mérignac. Après ma saison, le club est descendu, et des anciens comme Jean-Marc Furlan, Michel Le Blayo, m’avaient dit qu’il fallait que je sorte de là, car le club risquait d’avoir un problème financier. J’avais eu la chance grâce à eux de pouvoir marquer mes 13 buts. Guy Roux était venu me chercher à ce moment-là. J’ai appris le football professionnel à l’AJA, j’avais 17 ans. A part le physique, ou les exercices devant le but au début, j’avais l’impression d’être perdu dans les exercices ou les jeux, de ne pas être à la hauteur. J’avais dit à mes parents que j’allais déchirer le contrat, qu’ils étaient vraiment trop forts, que je ne pouvais pas rester là. Et j’ai compris pourquoi… Pendant 6-7 ans, on a fait des entrainements, toujours les mêmes… Mais c’était sa façon de faire à Guy Roux, et c’est grâce à lui que j’en suis là aussi, je l’en remercie ».
