Yannick Stopyra raconte sa sélection pour le Mondial 86 : “Je suis persuadé que si José Touré n’avait pas été blessé, je n’y serais pas allé”
Dans L’Equipe et “Paroles d’Ex”, l’ancien attaquant des Girondins de Bordeaux, qui a aussi été de nombreuses années le recruteur du centre de formation bordelais, Yannick Stopyra, s’est remémoré la Coupe du monde 1986. A la question de savoir quel a été le moment, pour lui, le plus déroutant de ce Mondial, celui qui joua en Gironde de 1988 à 1989 répond.
“Peut-être celui où j’apprends que je suis dans les vingt-deux. Je suis dans le bus du TFC, on est à Nancy, à l’arrêt, devant les vestiaires. Le chauffeur avait mis la radio dans le bus au moment où Henri Michel allait révéler la liste. Au TFC, à l’époque, on est trois internationaux : (Philippe) Bergeroo, (Jean-François) Domergue et moi. Le sélectionneur commence par les gardiens. Bergeroo est le premier nom à sortir. On crie tous “Bravo Philippe !” On est tous heureux. Ensuite viennent les défenseurs. Il n’y a pas le nom de Domergue. On se regarde tous. On est peinés pour lui. On n’ose rien dire. Les milieux défilent puis arrivent les attaquants. Par ordre alphabétique, je suis l’avant-dernier, juste avant (Daniel) Xuereb. Quand j’entends mon nom, il y a une forme de pudeur et de respect par rapport à Jean-François. Des copains viennent me féliciter mais avec une grande pudeur. Je suis cependant persuadé que si José Touré, l’attaquant français le plus talentueux de l’époque, n’avait pas été blessé, je n’y serais pas allé”.
Un moment également raconté par Philippe Bergeroo dans Le Podcast Des Légendes.
