Le groupe de la North Gate Bordeaux communique après les incidents survenus à Bayonne !

    Comme vous le savez, lors du match entre l’Aviron Bayonnais et les Girondins de Bordeaux (1-2), de nombreux supporters bordelais avaient fait le déplacement. Des indépendants, les Ultramarines et leurs sympathisants ainsi que la North Gate.

    Mais ces derniers n’ont pu accéder au stade et il y a notamment eu des incidents avec des forces de l’ordre présentes en nombre. Des blessés sont à déplorer. Le groupe qui occupe d’ordinaire le virage nord au Stade Atlantique, a publié un communiqué pour expliquer la situation. Le voici :

    “Hier, notre groupe s’est présenté au stade Jean-Dauger muni de billets valides et en conformité avec l’arrêté préfectoral en vigueur. Celui-ci stipulait “qu’une zone de parcage serait dédiée aux supporters du groupe North Gate qui se présenteraient”.

    À notre arrivée, nous avons toutefois découvert un parcage totalement inadapté pour nos 135 membres présents. Dans le calme et dans un esprit constructif, nous avons alors tenté de négocier un placement plus adapté.

    Il est important de préciser que l’ensemble des interlocuteurs présents sur place, semblaient initialement favorables à ce que nous puissions rejoindre une tribune pour laquelle nos places avaient été payées (RG des départements 33 et 64, la sous-préfete, le SLO de la FFF et différents responsables). Cette solution paraissait actée et personne ne semblait s’y opposer.

    Nous avions de notre côté pris des engagements pour le bon déroulé des événements en tribune. Mais après plus d’une heure d’attente, les dirigeants Bayonnais M. Cucci et M. Sangaré ont soudainement fermé la porte au dialogue et refusé catégoriquement notre entrée au stade. Un changement d’attitude totalement incompréhensible, face à deux hommes qui nous avaient pourtant donné leurs paroles de trouver une solution, en hommes de principes et de “valeurs Basques.

    (Photo by Nathan Barange/Icon Sport) – Photo by Icon Sport

    La sous-préfète en charge du bon déroulé du match n’ayant pas plus de solutions à nous apporter, encercles par les forces de l’ordre (alors même qu’aucun trouble à l’ordre public n’était à signaler) et face à une certaine tension que nous ressentions chez ces derniers, nous décidons de regagner à pied nos bus et de rentrer en terre Girondine.

    L’axe le plus court pour rejoindre ceux-ci étant bloqué par les forces de l’ordre, nous avons voulu contourner le stade afin de récupérer notre itinéraire. C’est alors que des camions de CRS sont arrivés à notre hauteur et nous ont chargé avec tout ce qu’ils avaient de plus excessif à nous proposer : gaz lacrymogène, grenades de désencerclement, matraquages en règle…

    Nous tenons à dénoncer fermement ces agissements, qui ne font qu’aggraver un climat déjà tendu autour des déplacements des groupes ultras en France.

    L’un de nos membres est toujours hospitalisé, doit subir une opération et risque malheureusement de perdre définitivement l’usage de son œil ; d’autres sont également gravement blessés. De tels incidents ne devraient jamais se produire!

    Nous demandons que toute la lumière soit faite sur cette réaction aussi violente qu’inexplicable de la part des forces de l’ordre.

    Il est inconcevable que, malgré la légalité de notre présence et notre volonté constante de dialogue, nous soyons traités de manière aussi dégradante et violente.

    Le respect des droits des supporters, comme celui des décisions administratives, ne peut être à géométrie variable. Le dialogue, la transparence et la responsabilité doivent primer afin d’éviter que de telles situations ne se reproduisent.

    Enfin, nous dénonçons également l’attitude d’une direction qui a choisi de couper tout dialogue avec nous et qui a préféré abandonner 135 supporters du FC Girondins de Bordeaux à leur sort”