Maurice-Belay, la première recrue de l’ère Gillot

 

 

En fin de contrat, sa venue ne semblait faire aucun doute, même s’il a fallu du temps pour que cela se concrétise.  Il sera donc la première recrue du nouveau coach mais on l’espère pas la dernière.

 

 

Nom : MAURICE-BELAY
Prénom : Nicolas
Nationalité : Française
Age : 26 ans
Date de naissance : 19 avril 1985
Lieu de naissance : Sucy-en-Brie
Taille : 1m80
Poids : 78 kg
Poste : Milieu offensif

 

 

De la région parisienne à la principauté…


Le jeune Nicolas fait son apprentissage en région parisienne, à Boissy Saint Léger. A 5 ans, il signe sa première licence avec le club de l’US Créteil. Repéré à l’age de 12 ans par le club de Monaco, il part en pré formation à l’INF Clairefontaine entre 1999 et 2001 avant de rejoindre le centre de formation de la principauté à l’age de 16 ans.

 

Dés son arrivée, le jeune joueur d’origine martiniquaise impressionne pas ses dribbles et sa percussion. Après un titre de champion de France des -15 ans, il intègre l’équipe de France des -19 ans. Dés 2002, il intègre l’équipe réserve de la principauté et en 2005 il signe son premier contrat professionnel. Dés lors sa carrière s’accélère et il rentre en cours de match lors de la seconde journée face à Auxerre et obtient sa première titularisation face à Ajaccio lors de la troisième journée. Il disputera 13 matches aux côtés d’un certain Jaroslav Plasil. Ce qui lui vaut d’être appelé avec les espoirs avec lesquels il remportera notamment le tournoi international de Toulon en mai 2006 aux côtés des Lloris, Cabaye, et d’un certain Florian Marange.

 

Alors que ses performances sont remarquées et ses qualités louées par les supporters monégasques, et que sa carrière semble sur le point de décoller, Nicolas va faire le dur apprentissage de la Ligue 1 dans un club en proie à des instabilités chroniques. Un nouvel entraineur arrive, Laszlo Boloni, et le club de la principauté favorise une politique de stars (Vargas, Menez, Di Vaio…) au détriment de ces jeunes. Après deux matches, il est prêté au promu, Sedan, avec lequel il disputera 30 matches sans aucun but ni passe décisive, ce qui est trop peu pour un joueur à vocation offensive.

 

 

Sochaux, un parcours en dent de scie…


De retour de prêt, il ne fait pas partie des plans de l’entraîneur monégasque, Ricardo, qui fait venir un certain Néné. Il signe alors un contrat de 4 ans avec le club sochalien pour un transfert avoisinant les 1,5M d’euros. Mais très vite, après avoir débuté la saison, il va faire partie des indésirables de l’entraîneur, Frédéric Hantz. Ecarté du groupe, il ira ronger son frein en CFA aux côtés des jeunes pousses sochaliennes, Boudebouz et autres Marvin Martin. Mais l’arrivée d’un nouvel entraîneur, Francis Gillot, en décembre 2007, va permettre à Nicolas de retrouver le plaisir et le terrain. Gillot fait appel à tous les joueurs mis à l’écart lors d’un match de coupe de France face à Maubeuge en janvier 2008. Il réintègre le groupe professionnel et démontre sur le terrain mais aussi lors des entraînements qu’il peut apporter au club sochalien. Dés lors il disputera les 19 matches restant en Ligue 1 et marquera son premier but en professionnel en février 2008 contre Caen.

 

 

Le joueur de Francis Gillot…


Véritable pilier de l’ère Gillot, avec 115 matches disputés dont la plupart en tant que titulaire, il n’est pour autant pas assez décisif. En fin de contrat avec Sochaux, il n’est pas insensible à l’appel du pied de son ancien coach qui lui demande d’attendre avant de signer dans un club en dépit des nombreuses sollicitations dont il fait part (Toulouse, Turquie mais aussi Angleterre). Il est notamment fortement pressenti du côté du Paris SG mais l’arrivée des Qataris change la donne. Une fois à la tête de l’équipe Girondine, Francis Gillot coche son non sur sa check list. Le joueur étant libre de tout contrat, son arrivée est grandement facilité en ses temps de disette financière. Présenté officiellement mercredi prochain, Maurice sera Girondin pour les 3 années à venir.

 

Après deux saisons bien abouties avec Sochaux, Nicolas franchit donc un palier supplémentaire et espère poursuivre sa progression, notamment en se montrant plus décisif. Il retrouvera en Gironde d’anciennes connaissances, Plasil et Marange.

 

Joueur doué techniquement, capable de dribbler et d’éliminer dans son couloir, il va apporter ce qu’il manque à Bordeaux depuis quelques saisons déjà sur les côtés en dépit de l’arrivée de Ben Khalfalah.

 

Doté d’une solide expérience de la Ligue 1 avec 166 matches, Nicolas devra néanmoins se montrer plus décisif car ses statistiques ne plaident pas en sa faveur avec seulement 12 passes décisives et 4 buts en Ligue 1, même si elles ne reflètent pas l’apport de ce joueur qui se trouve bien souvent au départ des actions dangereuses. Mais ce que l’on demande à un milieu offensif c’est bien évidemment d’être décisif devant le but ou dans la dernière passe, c’est dans ces domaines que Nicolas devra progresser.

 

 

En le faisant venir en Gironde, Gillot sait à quoi s’attendre et sait sûrement comment il veut l’utiliser. Si le nouvel entraîneur a souhaité sa venue c’est sans doute qu’il croit en lui et qu’il estime qu’il peut apporter à son nouveau club. A Nicolas de démontrer aux supporters qu’il peut être plus qu’un joueur de complément et faire taire ses détracteurs qui sont semble t-il déjà nombreux dans les rangs des supporters Girondins qui espéraient des noms plus ronflants.

 

Bienvenue en Gironde Coco !!!