Ici, c’est Paris ?

 

Comme vous le savez tous, dimanche a lieu un choc – et quel choc – entre les Girondins et le PSG “sauce” qatari de Carlo Ancelotti. Évidemment, le leader parisien est favori. Sur le papier et d’après les places occupées par les deux formations au classement également. Théoriquement, Paris, premier, doit battre Bordeaux, huitième au classement. Si l’on se base sur ce principe, en théorie, Lille devait battre Bordeaux au Stadium-Nord… Or Bordeaux a gagné (5-4). On le sait, chaque match a sa vérité.

S’il veut garder son trône, le PSG doit l’emporter devant son public . Quant au Bordeaux d’un Gillot qui a manifestement baissé pavillon pour une qualification européenne, il tentera de faire un coup au Parc. Comme il en a l’habitude…

 

 

L’histoire dit que tout est possible

 

 

Tout semble donc possible pour les joueurs bordelais. On l’a dit. Surtout que le Parc leur réussit pas mal en général. En quarante confrontations directes dans l’antre du PSG, Bordeaux s’est imposé à treize reprises pour seulement dix-sept défaites. Un bon bilan en somme. De nombreux matches mémorables ont opposé les deux clubs. Tous les amoureux du club au scapulaire se rappellent bien sûr du titre 98-99 obtenu à la dernière seconde du PSG – Bordeaux du désormais fameux 29 mai 1999; ou encore de la demi-finale de Coupe de la Ligue 2009, où Bordeaux, emmené par Chamakh, Gourcuff ou encore Diawara, avait étrillé le PSG sur le score sans appel de 3-0. Les derniers résultats plaident eux aussi en faveur des Girondins. Lors de la 13ème journée, alors qu’il était au plus mal (14ème), le club au scapulaire avait donné pas mal de fil à retordre au leader parisien (1-1). C’est d’ailleurs ce match nul qui poussera Leonardo et les dirigeants qataris a limoger Antoine Kombouaré, jugé trop “tendre” pour entraîner le club de la capitale. L’année dernière, Bordeaux, qui n’était pas en très grande réussite (c’est le moins que l’on puisse dire), était allé gagner au Parc (2-1).

 

 

Bien plus favorable aux parisiens, la demi-finale de Coupe de France 2003 opposant les deux équipes est restée dans toutes les mémoires. Les supporters girondins se souviennent certainement du lob extraordinaire de Ronaldinho qui en était allé fêter son but au poteau de corner, sous les yeux ébahis des fans parisiens.

 

 

 

 

 

Bordeaux, “pas un match simple”

 

 

Trêve de plaisanterie et arrêtons de parler d’histoire. Venons-en aux faits.

 

Tandis que Paris, qui reste sur un nul décevant à Caen, profite surtout de la baisse de régime de Montpellier pour garder la tête, Bordeaux est quant à lui en bonne forme. Avant la trêve hivernale, et notamment les arrivées conjuguées d’Obraniak et Mariano, personne n’aurait misé une kopeck sur les Girondins. Troisième meilleure équipe de la phase retour, Bordeaux a certainement une bien meilleure image aux yeux des parieurs, et un résultat nul (voire mieux qui sait…) n’est pas inenvisageable pour Bordeaux.

 


S’il y a bien une chose qu’a révélée le tour des forums sur le PSG, c’est que nos chers amis parigos redoutent la venue d’Obraniak et de toute sa clique. Comme le dit très justement Martin, Bordeaux va beaucoup mieux et ira à Paris pour faire un résultat : “Personnellement, je redoute ce match face à Bordeaux, parce que c’est pas loin d’être la meilleure équipe de Ligue 1 depuis la reprise. C’est une équipe qui a connu un début de saison vraiment compliqué, mais Gillot a réussi à trouver la formule gagnante. Les joueurs qui sont arrivés au mercato sont bons, notamment Mariano, et les anciens retrouvent des couleurs (Ciani, Gouffran). Et puis, Carrasso réalise une saison énorme. Pour moi, il ne manque qu’un vrai attaquant à cette équipe.”, avant d’ajouter : “Ce qui m’inquiète, c’est surtout le jeu très pauvre de Paris. À Caen ou à Dijon, ils auraient mérité de perdre… Mais ils ont de la réussite, tant mieux. Encore une fois, je pense qu’en terme de jeu, Bordeaux est meilleur que Paris actuellement, mais Paris a plus d’atouts offensifs. Du coup, la différence peut se faire sur l’efficacité.” Les “tout-puissants” parisiens craignent nos Girondins. C’est bon ça !

 

 

Prudents, infoYANN et Paradox ont ajouté : “N’oublions pas que Bordeaux est notre bête noire depuis quelques années” ou encore : “Il faudra mettre le bleu de chauffe contre Bordeaux qui nous a tellement faits chier au Parc ces dernières saisons…”. Quant à VDV23, il dit carrément : “Match contre Bordeaux = défaite”…

 

 

 

 

 

Paris peut faire la différence n’importe quand

 

 

Malgré toutes ses louanges bien mignonnes, Paris reste tout de même en position de force comme l’a astucieusement déclaré Anateur : “Si on est bien en place, que nos stars ont des espaces et accélèrent, Bordeaux va vite lâcher.” L’effectif du PSG est truffé de stars capables de faire la différence à chaque instant. Montpellier qui n’a ramené que le nul du Parc après avoir dominé l’intégralité de la partie doit s’en souvenir… Le PSG n’est jamais mort au cours d’une partie et peut se réveiller à n’importe quel moment sur un coup de patte de son homme en forme, Menez, de Nene ou encore de Pastore. Vu comme cela, ça fait peur. Bordeaux ne doit surtout pas l’oublier.

 

 

Averti, Fulgrim fait une analyse très juste : “Ils seront sans doute moins dangereux sans Gouffran, mais en jouant sérieux dès le début, et quelle que soit la tactique en face, on doit gagner ce genre de match pour être champion.” Tout est résumé. Bordeaux, affaibli par l’absence de Yoan Gouffran certes, peut faire un coup. Mais c’est le PSG qui a clairement les clés du match. Paris doit être champion vu les investissements consentis. Cela passe par une victoire contre nos Girondins qui sont déterminés à les en empêcher.

 

 

Gillot encensé

 

 

Si Bordeaux a changé, c’est surtout grâce au gros boulot fourni par son coach, Francis Gillot, et à la modification tactique qu’il a apportée avec son staff. Et ça, les supporters adverses le savent : “L’autre chose que je crains, c’est la capacité de Gillot à trouver les solutions pour embêter son adversaire. Son passage en 3-5-2 à la trêve a changé le visage des Girondins. Pour moi, il est pas loin d’être le meilleur entraîneur français du championnat. Et à part le palmarès, je ne trouve pas qu’il ait grand chose à envier à Ancelotti.” a carrément déclaré Martin. Bel hommage.

 

 

 

 

 

Obraniak, Mariano et Maurice Belay, les plus dangereux

 

Pour les supporters parisiens, le danger peut venir de partout, mais surtout de trois hommes : Obraniak, “incontestablement le meilleur rapport qualité/prix du mercato”, de Mariano pour ses montées incessantes depuis quelques matches, et enfin, de Maurice-Belay, “impressionnant” selon Martin, et qui est clairement l’attaquant le plus percutant de l’équipe cette année. Momorezo rappelle, de manière très classe, que le danger à Bordeaux vient des ailes et des montées des latéraux bordelais : “Leurs latéraux nous avaient bien fait chier à l’aller.” Plus drôle, JeromeTouboulArnaudHernant dit : “On risque d’être en difficulté sur les coups francs d’Obraniak (Matt Pokora), et je crains particulièrement les montées de Mariano et Trémoulinas”. Voilà le sentiment des parisiens concernant les forces en présence girondines. Des supporters visiblement très avertis du jeu et de la tactique bordelaise.

 

 

Heureux de l’absence de Gouffran

 

 

Un autre joueur était redouté, mais il ne jouera pas, c’est Yoan Gouffran. L’ex-futur parisien qui a recouru ce matin était en forme. Avec neuf buts au compteur, il est clair que son absence soulage les parisiens. “Je pense que son absence sera bénéfique pour nous ce dimanche, surtout qu’il aime bien marquer contre nous… Il a des stats’ correctes, donc tant mieux si il est absent.” rappelle Nikko, avant que Ref75 ne conclut dignement : “Déjà pas de Gouffran qui nous avait bien fait ch… à l’aller…”.

 

 

Le malheur des uns fait le bonheur des autres…

 

 

En espérant que Bordeaux sorte vainqueur de ce duel fratricide…