Un match nul

Le résumé

Ce n’est pas la Ligue des Champions, mais on se contente de ce que l’on a. Après deux ans d’absence sur la scène européenne, Bordeaux fait son retour en Europa Ligue. Avec des commentateurs niveau EL, principalement en la personne de Jean-Pierre Papin. Déjà assez limité (hein), le test du soir était au niveau de la diction, avec tous ces noms de VIC. Stade presque plein, une grosse ambiance épaulée de 1500 policiers pour l’occasion, et de superbes tifos à l’entrée des joueurs.

Quoi qu’il en soit, Bordeaux aligne son équipe type d’entrée de jeu : pas de doute, on a envie de la jouer, du moins atteindre les poules. Un bon choix ? Le match du PSG est à seulement quelques jours… L’avenir nous le dira.

 

L’étoile Rouge commence avec beaucoup d’envie. De l’envie débordante qui laisse déjà apparaitre quelques coups et un certain impact physique. Un peu timorés, ayant certainement un peu d’appréhension, les Girondins manquent quelques gestes techniques ; sans conséquence. Dans ce premier quart d’heure, c’est un jeu haché qui saute aux yeux. Les équipes sont bien en place et ne prennent pas de risque. Le spectacle est assurément dans les tribunes à ce moment du match.

 

16ème minute, et première alerte. Sur une attaque bien construite, l’action se termine par une frappe serbe à l’entrée de la surface, enroulée, que Carrasso accompagne en sortie de but. 22ème mi-temps, un centre d’Obraniak sur coup franc fait exister quelque peu Bordeaux, mais cela se termine directement dans les gants du portier adverse. 29ème, alors que Bordeaux pousse un peu, Sertic envoie Obraniak en profondeur. Petit extérieur du gauche d’Obraniak seul face au portier qui le détourne de peu ! Mais pas de corner… L’Etoile Rouge répondra à la 36ème minute sur une grosse frappe à l’entrée de la surface de Lazovic, repoussée par Carrasso ! Le ballon partait en pleine lucarne ! On s’achemine vers un zéro à zéro, même si en cette fin de première mi-temps, Bordeaux subit légèrement.

 

Une première mi-temps soporifique. Une occasion de chaque côté, et c’est tout.

 

La seconde mi-temps reprend avec les mêmes hommes. Une minute de jeu et tête de Mikic bien au dessus des buts de Carrasso sur un coup franc lointain. 50ème minute, Ben Khalfallah tente sa chance aux 25 mètres, sur l’une des rares ouvertures défensives serbes. La minute suivante, grosse alerte sur la défense bordelaise. Milivojevic se joue des défenseurs un par un, dos au but. Ce sera finalement la défense qui aura le dernier mot, et Ciani. L’entrée de Diabaté à la 53ème va donner une autre solution aux bordelais devant, mais aussi plus d’envie et d’assurance à notre équipe. On se satisfait de peu…

 

A l’heure de jeu, Ciani, en qualité de dernier défenseur, veut crocheter son vis-à-vis mais se fait prendre. La contre attaque est très mal jouée et Carrasso anticipe bien. 72ème minute, coup franc d’Obraniak, une feuille morte… Le gardien sort et dégage, mais tombe aussi… Le ballon revient sur Obraniak et de demi-volée, il effectue une frappe surpuissante… nouvelle parade du portier serbe !

 

84ème, centre de Dimitrievic, le ballon passe entre plusieurs joueurs, et Carrasso laisse passer à 5 mètres de ses buts. Une vilaine tête d’Asamoah en fin de match aurait pu nous faire frétiller… mais non.

 

Au final, Bordeaux s’est clairement économisé pour le match de ce week-end et n’a pris aucun risque ce soir. Un mal pour un bien, certainement. En face, pas grand-chose, un manque d’expérience flagrant, parallèlement à un manque de talent évident. De la jeunesse, des gestes non retenus, un jeu assez viril, mais une équipe que très peu dangereuse.

 

 

 

 

 

 

Les joueurs

Cédric Carrasso eut une seule parade à effectuer pendant ce match. Il fallait rester attentif aussi cependant, sur certains centres…

Mariano a préféré assurer derrière. La latéral bordelais ne s’est montré inquiété qu’une seule fois dans son couloir en seconde période, mais s’est bien rattrapé derrière. Une activité similaire pour Benoit Tremoulinas qui a tenu la baraque derrière avec quelques tacles intéressants, et une belle combativité, sans s’affoler. Michaël Ciani avait l’air sur de ses forces, jusqu’à l’heure de jeu où il perd bêtement un ballon lors d’un crochet, alors qu’il était positionné en qualité de dernier défenseur. Heureusement, le contre est très mal joué. Marc Planus s’est révélé par son placement ce soir, et aussi par un bon tacle glissé en seconde. Un partie correcte, sans coup d’éclat non plus.

Lamine Sané a surement été l’un des bordelais jouant le plus physique ce soir. Il est d’ailleurs le premier averti, alors que de l’autre côté c’était parfois bien pire. Un gros travail pour lui tout au long de la rencontre. Le bordelais ayant surnagé a certainement été Grégory Sertic. Solide, alliant une bonne conservation de balle à sa vision de jeu, il a été très précieux dans l’entrejeu bordelais. Aussi bien à l’aise défensivement qu’offensivement, il est à la passe pour l’occasion d’Obra en première. Beaucoup moins en vue cette fois-ci, Fahid Ben Khalfallah a manqué de tonus et de pouvoir de pénétration. Très peu servi aussi, il a manqué d’impact sur le jeu, et fut le premier bordelais remplacé. Ludovic Obraniak a tout d’abord joué au poste de numéro dix (avant d’être replacé milieu gauche à l’entrée de Diabaté), se créant la meilleure occasion bordelaise – détournée de peu par le portier adverse -. Il a ensuite joué de sa technique, prenant beaucoup de coups. Tout comme Nicolas Maurice-Belay, titularisé pour la première fois cette saison. Il n’était pas bon ce soir de faire plus de deux touches de balle vers l’avant. Le milieu bordelais a souvent été séché, arrêté, ralenti, étant le joueur sur lequel le plus de fautes ont été commises. Le seul joueur ayant percuté devant, aussi.

Yoan Gouffran était bien seul devant. Beaucoup de volonté, un pressing comme à son habitude, et des duels aériens à répétition. A eu un eu plus de liberté et de présence lors de l’entrée de Diabaté, mais ce ne fut que de courte durée.

 

C’était un match pour Cheick Diabaté. Encore faut-il savoir user de ses qualités… Souvent sollicité dans le domaine aérien, il a aussi été souvent sanctionné, faisant faute sur chaque impulsion, notamment avec ses bras. Une entrée au final très terne. Vieira Jussiê n’a quasiment pas touché le ballon. Et heureusement, ça aurait été l’occasion de le blesser pour six mois. Enfin, Landry Nguemo est venu renforcer le milieu de terrain pour les quatre minutes de temps additionnel. Propre, rassurant.

 

 

 

 

 

 

La feuille de match

Match qualificatif Europa Ligue

Jeudi 23 aout 2012, 21h00

Red Star Stadium

Etoile Rouge Belgrade – Bordeaux

Température : 33°

Arbitre : M. Alberto Mallenco

Buts :Néant

Cartons jaunes : Jovanovic (21ème), Milonovic (53ème) – Sané (19ème)

Belgrade : Bajkovic – Maksimovic, Mikic ©, Jovanovic (Spajic, 85ème), Miadenovic, Mijailovic, Dimitrijevic, Lazovic (Asamoah, 79ème), Milivojevic, Vesovic (Miric, 69ème), Milunovic.

Bordeaux : Carrasso © – Mariano, Planus, Ciani, Tremoulinas – Sané, Sertic, Obraniak, Maurice-Belay (Jussiê, 82ème), Ben Khalfallah (Diabaté, 53ème) – Gouffran (Nguemo, 90ème).

 

 

 

 

 

 

Les notes Girondins4ever

Carrasso : 6

Mariano : 5

Planus : 5

Ciani : 5

Tremoulinas : 6

Sané : 6

Sertic : 7

Obraniak : 6

Maurice-Belay : 6

Ben Khalfallah : 5

Gouffran : 5

 

 

 

 

 

Crédit photo : Foot01, Chronofoot, L’Equipe, RMC, 20 minutes