Un point qui vaut de l’or

Le résumé

Ça nous a rappelé un peu l’épisode lillois, à une heure du coup d’envoi. Vous savez, cette équipe qui a basé son budget 2012-2013 sur sa qualification en Ligue des Champions ? Avec une défaite à Copenhague, le LOSC a mis hier son équipe bis à Nice (2-2), afin de se donner toutes ses chances pour le match retour la semaine prochaine. Oui mais voila, nous ne sommes pas le LOSC, et nous n’aurons pas 25 millions d’euros en cas de qualification… Ni même peut-être pas de remplaçant pour Ciani, c’est vous dire.

 

Non, cela ressemble plus à du management, avec des joueurs pas encore suffisamment au point, des retours de blessure et éventuellement une préparation du match retour face à l’Etoile Rouge… Éventuellement… Quoi qu’il en soit, c’est une défense qui se présente au Parc avec Marange et Henrique titulaires, avec le retour Nguemo aussi à ce rang, et enfin la titularisation de Jussiê et de Diabaté. En face, Ibrahimovic est finalement sur le terrain, tout comme le jeune Rabiot, 17 ans, dit Rocheteau, pour sa coupe de cheveux… Bodmer, Chantome, Sissoko étant absents.

Confirmation en avant match aux micros de Canal de Francis Gillot sur sa composition : « Je ne pouvais pas faire autrement ».

 

 

 

 

Thiago Silva présenté en avant match, le champion olympique du saut à la perche, Renaud Lavillenie, qui donne le coup d’envoi. C’est ça le bling bling qatari !

 

Première frappe d’Ibra dès la 6ème minute en une touche, tranquillement pour Carrasso. 8ème minute, Ibra, encore, fait du juste milieu entre le centre et le tir : le ballon finit bien loin des buts de Carrasso. Le PSG a clairement la possession de balle mais a encore du mal à trouver les espaces et se montrer dangereux. Sinon, Henrique et Ibrahimovic sont à leur troisième contact sanctionné à cette 14ème minute… Henrique étant averti pour la dernière fois verbalement par l’arbitre. Pourtant, 19ème minute, c’est Paris qui joue en contre et Pastore est lancé dans la profondeur avec Henrique en retard. Sa frappe en dehors de la surface est détournée par Carrasso en corner.

 

 

 

 

Puis plus grand-chose jusqu’à la demi heure de jeu, où le jeu s’équilibre et où Bordeaux joue avec l’arbitre au niveau des fautes subies. Diabaté, à la 30ème, est au contact avec Alex, passe le défenseur, et prend Sakho en pleine poire. L’attaquant bordelais sortira, ouvert à l’arcade, mais obtient un bon coup franc entrée de surface. Coup franc qui ne donnera rien avec l’intimidation d’Ibrahimovic, et la frappe de Ciani dans le mur. Diabaté rentre sur la pelouse avec un beau bandage à la Rambo. 36ème, un centre de Mariano trouve au second la frappe de Jussiê manquée… Tout comme la frappe de Diabaté trente secondes plus tard. 40ème, belle percée de Mariano qui sert Diabaté entrée de surface : sa frappe est facilement captée par Sirigu. 45ème, Paris s’en remet à un exploit individuel et Néné frappe dans une position étrange. Carrasso repousse le ballon sans trop de difficultés. 45ème minute + 1 minute de temps additionnel, sur corner, Alexest trouvé et a pris le dessus sur Henrique… Le ballon fil à côté du but de Carrasso…

 

A la mi-temps, Paris a la possession de balle, mais ne s’est que très rarement montré dangereux. Le schéma avec cinq défenseurs les emmerde littéralement et nos joueurs tiennent leur rang. Paris, en cruel manque d’inspiration, doit se résoudre à des exploits individuels pour espérer faire la différence. Bref, Bordeaux, pas forcément brillant offensivement, n’a pas eu besoin de hisser son niveau de jeu et son contente des miettes, mais le fait bien.

 

« Les 20 dernières minutes seront difficiles pour nous ». Gillot n’y va pas avec le dos de la cuillère dès le début de la seconde mi-temps. Dès la 48ème minute, Ibra provoque Ciani qui rétorque verbalement. Henrique, bien sur, s’en mêle, et c’est une belle mêlée dans la surface. 51ème, alors que Bordeaux se découvre un peu plus, Henrique commet une faute bête à l’entrée de la surface alors que les parisiens jouent dos au but. Ibrahimovic se prépare à le tirer et la frappe très fort du côté de Carrasso… à côté ! Carrasso, sur de lui, ne tend même pas le bras et l’enlève pour dire : « l’œil du titre, mec ! ».

 

56ème, belle chevauchée d’Obraniak qui subit la faute non sifflée de Rabiot. Le ballon revient dans les pieds de Nguemo qui frappe aux 20 mètres : à côté ! A l’heure de jeu, excellente combinaison bordelaise partant du milieu du terrain avec une passe magique d’Obraniak pour Mariano dans la profondeur. Diabaté est à la réception, feinte, mais sa frappe est contrée. Dommage ! Bordeaux a clairement haussé son niveau de jeu, Paris ne prenant pas l’initiative. 65ème, Obraniak emmène le ballon et sert Diabaté. Après un passement de jambes, il frappe, mais c’est trop croisé. 68ème, c’est toujours pareil à Paris. Menez prend l’initiative de frapper. Carrasso récupère la balle tranquillement. 72ème, demi occasion parisienne par Ibrahimovic. Sur un corner, on le laisse se retourner, et il effectue une frappe du gauche puissante passant de peu à côté de nos buts.

 

77ème, Plasil et Sertic entrent, à contrecœur pour Gillot. Obraniak pour le préserver pour jeudi. Saivet, car il a du mal à finir les matches. Deux minutes plus tard, Ciani nous fait encore part d’une magnifique transversale pour Mariano. Diabaté finit l’action par une frappe, contrée en corner. Qui ne donnera rien. 82ème, Ménez part seul contre tous, repique dans l’axe, mais frappe sur Carrasso qui la prend en deux temps. 83ème, belle preuve de sportivité des parisiens ! Bordeaux s’arrête de jouer pour Sakho au sol. Mais Paris continue et a les contre favorables. Heureusement, cela ne donne rien.

 

89ème, contre bordelais… NMB lance Diabaté, malheureusement trop court. L’action suivante est aussi bordelaise mais Plasil est arrêté et fait le mauvais choix de donner le ballon au lieu de frapper. Bordeaux aura d’ailleurs quelques petites occaz’ en fin de match, mais ne faisons pas la fine bouche… Bordeaux repart du Parc avec un très bon point, faisant démonstration de son système avec cinq défenseurs derrière. Bravo !

 

Merci Bordeaux, allez Bordeaux !

 

 

 

Chat !

 

 

 

Les joueurs

Cédric Carrasso jouait ce soir son 200ème match de Ligue 1, dont 104 avec Bordeaux. Côté stats, il est aussi à noter que notre gardien n’a jamais perdu contre le PSG : un match de plus ! C’est fini pour les stats, parlons de son match. Une belle parade dès la 19ème minute, une sur une frappe de Nene avant la mi-temps. Et quelques interventions, ici et là, comme cet accompagnement de la balle en sortie de but sur le coup franc d’Ibra. Une prestation sereine.

Mariano a certainement été l’homme du match. Très bon derrière, réduisant à néant Maxwell, il a été omniprésent devant et a été une machine à centrer en l’absence de Tremoulinas, dans ce rôle habituellement. De belles percées, des gestes surs : notre chouchou du soir. De l’autre côté, Florian Marange a lui aussi tenu son rang, participant un peu devant, tout en étant très attentif derrière : métamorphosé pour l’occasion. Conseillé et replacé par les adjoints de Francis Gillot, il s’est appliqué et n’a jamais été pris à défaut. La triplette centrale a été fantastique. Michaël Ciani en tête, qui avait à cœur de réaliser un dernier bon match avec son équipe. Omniprésent tout au long de la rencontre, il a parfaitement tenu Ibrahimovic, surtout sur les coups de pieds arrêtés. Avouant en fin de match partir pas forcément de gaieté de cœur, du côté de Girondins4ever, on le regrette déjà. Bon vent Micka ! L’autre qui a voulu montrer qui c’était papa face au géant suédois, c’est Carlos Henrique. Les trois premières fautes du match sont des duels entre les deux hommes. Solide et prêt physiquement, il a cela dit encore cette faiblesse de se jeter bêtement parfois. Mais ce soir, on s’en fout ! Enfin, placé en dernier rempart, Lamine Sané a aussi été important dans le système du soir, bien que très très peu sollicité. Moins en vue que les deux débroussailleurs à ses côtés, il est intervenu au bon moment, lorsqu’il le fallait.

 

Faisant son retour en tant que titulaire, Landry Nguemo évoluait juste devant la défense à trois, étant coltiné à défendre, et défendre encore. Il a alors comblé les brèches et était le premier à presser de la zone défensive. Pas encore très précis cela dit, surtout au niveau de sa relance, mais ça va venir. Henri Saivet a été celui provoquant le carton jaune parisien. A l’affut des contre-attaques, il n’a eu que très peu l’occasion de se montrer, même si techniquement il était au point. Il est aussi redescendu défendre et a participé, comme l’équipe, au schéma tactique de son entraineur. Ludovic Obraniak était imprécis ce soir dans ses gestes, et tout particulièrement sa dernière passe. Placé comme électron libre sur le terrain, il a lui aussi participé aux contre-attaques bordelaises, avant de sortir pour être préservé pour le match de l’Etoile Rouge. Enfin au milieu, Vieira Jussiê a été l’auteur d’une bonne accélération en tout début de match, avant de disparaitre jusqu’à la fin de première mi-temps et sa frappe du gauche manquée. Il a ensuite, lors de la seconde période, participé tant bien que mal au jeu offensif bordelais.

 

Cheick Diabaté était métamorphosé ce soir. Cherché systématiquement dans les airs, il a dévié de la tête ou de la poitrine, et s’est même permis de contrôler à plusieurs reprises, dos au but. Pesant sur la défense adverse pourtant qualitative au niveau des noms propres, il a été celui frappant le plus au but. Très combatif devant, il a fait part au public de sa technique avec plusieurs râteaux et passements de jambes. On l’a même vu tacler dans sa surface pour défendre. Un gros match !

 

Jaroslav Plasil faisait sa rentrée. Un mauvais choix en toute fin de match alors qu’il avait l’occasion de frapper : dommage. Grégory Sertic a beaucoup donné aussi le peu de temps où il est entré, tout comme Nicolas Maurice-Belay qui était en quête d’une contre-attaque pour faire la différence.

 

 

 

 

 

 

La feuille de match

3ème journée de Ligue 1 2012-2013

Dimanche 26 aout 2012

Parc des Princes

Arbitre : M. Antony Gautier

Paris 0 – 0 Bordeaux

Buts : Néant.

Cartons jaunes : Matuidi (35ème) – Sertic (87ème)

Paris : Sirigu – Sakho, Alex, Maxwell (Armand, 69ème), Jallet © – Matuidi (Verratti, 81ème), Rabiot (Menez, 61ème), Pastore, Motta, Nene – Ibrahimovic.

Bordeaux : Carrasso © – Mariano, Henrique, Ciani, Marange – Sané, Nguemo – Saivet (Sertic, 77ème), Obraniak (77ème, Plasil), Jussiê (Maurice-Belay, 86ème) – Diabaté.

 

 

 

 

 

 

Les notes Girondins4ever :

Carrasso : 7

Mariano : 8

Marange : 7

Henrique : 7

Ciani : 7

Sané : 7

Nguemo : 7

Saivet : 7

Obraniak : 7

Jussiê : 6

Diabaté : 7

 

 

 

 

 

 

Les stats de l’équipe

La possession de balle est en faveur du PSG, avec 55% contre 1=45% pour le FCGB. 12 (4 cadrés) tirs pour Paris contre 10 (2 cadrés) pour Bordeaux. 81% de passes réussies pour les parisiens, contre 75% pour les bordelais. 7 corner pour les parisiens contre seulement 2 pour nos girondins. Pareil au niveau des centres avec un nombre de 23 pour l’équipe évoluant à domicile, contre 15 pour nos bordelais. 11 fautes parisiennes contre 9 côté bordelais. Même pas eu besoin de faire des fautes…

 

 

 

 

 

 

Les statistiques individuelles de nos bordelais

Nguemo est le joueur ayant le plus touché de ballons (65), devançant de peu Mariano (63). Ciani a la palme des ballons récupérés pour sa sortie (16), devant Mariano et Nguemo (13). Diabaté a perdu le plus de ballons (23), devançant Mariano (15) et Obraniak (14). 100% des passes réussies pour Sané (avec seulement 11 ballons joués…) devant Nguemo (83%), Jussiê, Mariano et Saivet (79%). Quatre tirs pour Diabaté (1 cadré) et trois pour Saivet (1 cadré aussi). Cinq centres pour Mariano et Obraniak, quatre fautes subies pour Diabaté. Ce dernier est aussi celui ayant commis le plus de fautes avec Henrique (3).

 

 

 

Ça, Ibra nous l’a bien fait ce soir !

 

 

 

Le joueur qui nous a plus en face

Aucun. 🙂

 

 

 

Au revoir Micka, et merci pour tout !


 

Merci Bordeaux, allez Bordeaux !

 

 

 

 

Crédit photo : psg.fr, chronofoot, le parisien, foot01, Girondins.com