Raon-Bordeaux, le résumé

Le résumé

Un véritable un match de Coupe de France. Avec un Bordeaux largement au dessus niveau technique, et une équipe de Raon qui attend patiemment sa chance.

Première mi-temps plutôt terne. Le niveau technique n’est pas forcément aidé par un terrain pas spécialement parfait. Raon se crée quelques coups, sans pour autant parler d’occasions, avec quelques centres, et cafouillages dans la surface, mais rien de bien dangereux. De notre côté on joue par accoups, avec quelques bonnes phases. On n’est pas aidé par un Diabaté perdant tous ses duels physiques, et gâchant le peu d’occasions qu’on lui offre. Il y a bien un jolie rush côté droit avec un centre en retrait, mais Abdou Traoré bute à bout portant sur un très bon Romain Lambay. La seconde occasion de cette première période intervient sur un coup franc de Sertic ; Sané s’envole au dessus de tout le monde mais voit sa tête repoussée par le montant supérieur du but raonnais. Lambay semblait battu.

Bonne possession de balle, mais rien d’extraordinaire. A la mi-temps, Obraniak et Maurice-Belay restent sur le terrain pour parfaire leur échauffement. C’est le signe qu’ils vont rentrer et que Gillot n’est pas content de ses hommes.

Dès le coup d’envoi, on sent une grosse différence technique. Obraniak apporte beaucoup dans ce domaine, et Maurice-Belay semble avoir de bonnes jambes ce soir. Un peu avant l’heure de jeu, après une belle action et une ouverture dans le dos de la défense, Obraniak se retrouve seul devant Lambay ; il arme une jolie reprise et le ballon se loge dans la lucarne. 1-0, à ce moment là on se dit que le plus dur est fait.

Mais c’est sans compter sur une rébellion raonnaise, qui après avoir eu du mal à se remettre de ce but, commence à lever le pied. Corner pour Bordeaux, repoussé, Poundjé prend le ballon et s’avance vers la surface, il est crocheté ; Duhamel décide de ne pas siffler faute. Sur la contre attaque, Jean-Philippe Djé est lancé dans le dos d’une défense pas terrible sur le coup. Il a 45 mètres pour lui tout seul, il ajuste parfaitement Carrasso et égalise : un partout.

S’en suit une ribambelle d’occasions, avec souvent la même finition : Diabaté qui loupe le cadre (pour ceux qui ont vu Les Seigneurs, j’ai eu l’impression de voir Ramzy lorsqu’il était attaquant). Obraniak et Maurice-Belay se trouvent à merveille, en témoigne cette magnifique action sur le côté gauche, où les deux bordelais ont remonté à deux toute la partie de terrain raonnaise. Obraniak finit par centre en retrait dans la zone des 6 mètres, Diabaté parvient à cadrer mais tire sur Romain Lambay qui repousse. Il en aura gâché beaucoup d’autres ! Maurice-Belay en grande forme part pour une fois côté droit, il slalome dans la défense raonnaise, il en élimine 4 avant de frapper aux 18 mètres, mais le ballon s’envole au dessus. Dans les toutes dernières minutes de la deuxième mi-temps, après un cafouillage, Marange se retrouve en bonne position, mais sa frappe voit le cadre se dérober.

Nous irons donc aux prolongations. Pas l’idée du siècle avant de se rendre à Lille dimanche soir. Les meilleurs coups semblent encore une fois bordelais, mais à la suite d’un corner, plusieurs joueurs se gênent, miracle pour Amara Keita qui se retrouve seul au second poteau, il fusille à bout portant le pauvre Carrasso qui touche le ballon mais ne l’empêcher de rentrer. 2 à 1 à Raon-l’Etape, pour les Vosgiens, et on commence à sentir le parfum des surprises de Coupe de France.

Bordeaux se sent alors très frustré. On voit alors une grande nervosité apparaître, notamment chez Plasil et Obraniak. A 10 minutes du terme de la rencontre, Benkajjan perd bêtement un ballon au milieu du terrain et rend le ballon au bordelais, Abdou Traoré en hérite, et s’amuse avec un défenseur raonnais bien naïf. Il centre en retrait et un coude vosgien contre le ballon. Monsieur Duhamel siffle, à ma grande surprise, penalty. Diabaté s’en charge, ce qui n’est pas forcément rassurant. Il tente quelque chose, mais forcément un tir, que Lambay repousse. Par chance le ballon lui revient dans les pieds, et avec encore plus de chance il parvient à cadrer sa frappe et égaliser à 2-2. Raon se procure une dernière action dans les ultimes secondes, avec une frappe dans la zone des 6 mètres, contrée par Sané passé arrière droit après la sortie de Faubert.

Direction la roulette des tirs aux buts. Sertic s’élance en premier et marque. Imité par le raonnais suivant. Sous les sifflets d’un public qui l’a pris en grippe, Obraniak redonne l’avantage à son équipe, idem pour le vosgien suivant. Poundjé porte le score à 3-2 avant que son adversaire n’égalise. Plasil transforme parfaitement, et le raonnais suivant envoie le ballon dans les nuages. Sané, a la balle de match, qu’il ne loupe pas.

Bordeaux se qualifie aux tirs aux buts, face à une équipe courageuse qui est passée tout prêt de l’exploit. Les blessures de Sané, Faubert voire Siavet vont fortement nous handicaper. A noter le fair-play de Carrasso (comme d’habitude) qui est tout de suite allé consoler le raonnais qui avait loupé son tir. Les Girondins feront une haie d’honneur aux raonnais pour rejoindre les vestiaire.

En route pour les quarts !

 

 

Les joueurs

Cédric Carrasso : Il aurait presque pu rester chez lui, ça aurait été la même chose. Il ne peut rien faire sur les deux buts encaissés, et n’a pas eu d’autres interventions à faire sur l’ensemble de la rencontre.

Maxime Poundjé : Un ton en dessous de son match face à Kiev, on sent quand même que ce joueur a quelque chose, prenant très régulièrement son couloir gauche, et souvent avec réussite. On a peut-être déjà trouvé le futur remplacent de Trémoulinas.

Lamine Sané : Repositionné dans l’axe de la défense, il a été solide, comme à son habitude. Bien qu’ayant quelques difficultés dans les duels face à Hassan Benkajjan. Très vite blessé à la main, il a tout de même tenu son poste.

Florian Marange : Match correct, sans plus. Il a fait son boulot. Il aurait pu éviter la prolongation à l’équipe s’il avait su convertir son énorme occasion dans les dernières secondes de la partie.

Julien Faubert : L’année dernière nous avons eu Obraniak pour quasiment rien, cette année le gros coup du mercato c’est Julien Faubert. Il capable de nous faire aussi vite oublier Mariano, que Mariano nous avait fait oublier Chalmé (tâche moins compliquée pour le coup). Solide derrière, il est aussi très intéressant dans le domaine offensif. Espérons qu’il se remette vite de sa blessure.

Jaroslav Plasil : Quelques phases intéressantes, mais toujours pas le Plasil qu’on a connu sous l’ère Tigana. Il distribue certes toujours quelques bons ballons, mais c’est trop rare.

Grégory Sertic : Bonne activité, il a été placé à la récupération. Match correct pour Grégory qui peut devenir un joueur très intéressant.

Abdou Traoré : Idem que Sertic. Il a beaucoup couru, mais on sent qu’il est clairement en manque de temps de jeu.

Hadi Sacko : Il a les qualités de la jeunesse, à l’image de sa fougue et de son culot, mais les défauts qui vont avec. Il se lance souvent dans des rushs perdus d’avance. Techniquement, on sent qu’il a quelque chose.

Henri Saivet : Pas mal de débordements pour Saivet, mais des centres qui n’ont pas souvent trouvé preneur (la faute peut-être à “l’attaquant”).

Cheick Diabaté : Meilleur joueur raonnais.

 

 

Sont entrés :

Ludovic Obraniak : Il y a clairement un Bordeaux sans, et un Bordeaux avec Obraniak. On sent tout de suite la différence technique quand il est sur le terrain. Auteur du premier but bordelais. Il paraissait très tendu au fil des minutes, peut-être le fait de jouer devant sa famille.

Nicolas Maurice-Belay : Il a retrouvé ses jambes ! Il est quasiment toujours passé. Il aurait d’ailleurs mérité de marquer après une superbe série de dribbles, enchaînant une frappe qui passe juste au-dessus. Il a très bien fonctionné avec Obraniak.

Marc Planus : Rentrée correcte, pas grand chose à signaler devant le peu d’offensives vosgiennes.

 

 

 

 

Notes :

Carrasso : 6

Poundjé : 6

Sané : 7

Marange : 6

Faubert : 7

Plasil : 6

Sertic : 7

Traoré : 6

Sacko : 7

Saivet : 7

Diabaté : 2

Obraniak : 9

Maurice-Belay : 8

Planus : 6

 

 

Seb33