Le PSG ? Même pas peur !

 

 

 

Nous avions prévu de faire un avant match avec les propos des supporters parisiens. Mais il semblerait que, mis à part le site officiel du PSG, les « autres » ne survivent pas vraiment à l’arrivée des Qataris. Très peu de sites possédant des forums, des sites plus réactualisés depuis quelques mois : une sorte de désamour des supporters ? Et, bien sur, lorsque l’on trouve quelques propos ici et là, cela ne vole pas très haut et il nous a été difficile de ressortir des analyses pertinentes. Pourtant, avec près de 4 millions de supporters sur Facebook (Bordeaux n’en possède « que » 380000), Paris aurait pu avoir des armes au niveau science footballistique… Nous nous méprenions : de la quantité, mais pas de qualité.

 

Ce qui se dégage tout de même, c’est un gros « je m’en fout » dans sa globalité de ce Trophée des Champions. Bien sur, comme les supporters Girondins, l’incompréhension du lieu choisi revient avec insistance. Mais lorsque tout ce beau monde aura compris qu’il s’agit d’une décision de la LFP, représentée par Mister Thieriez Moustache… Du peu que l’on a vu, on sent clairement un désamour des supporters parisiens, aussi bien pour ce Trophée que pour leur propre club. Ne se reconnaissant plus depuis l’arrivée des Qataris et ses stars chaque année, il semblerait que les forces vives du club de la capitale aient déserté internet. Il faut dire qu’en maintenant deux ans, le changement a été radical ! Ibrahimovic, à la place de Pancrate, ça change un club, une ville, et donc ses supporters.

 

 

Sans pression

 

 

Bordeaux n’a rien à perdre

Le Trophée des Champions, Bordeaux connait bien. Vainqueur à deux reprises, le club et ses supporters abordent le rendez-vous avec très peu de pression : « nous n’avons rien à perdre ». Et l’assurance du camp d’en face, se croyant déjà Champion et des Champions, nous renforce dans le fait que notre club a probablement un petit coup à jouer. Bon, soyons aussi très clairs, il est tout aussi probable que nous prenions une jolie fessée. Mais même avec son effectif taillé Ligue des Champions, Paris n’a jamais réellement écrasé ses adversaires directs. Et comme cet effectif est tout a fait identique à la saison dernière (mis à part Digne qui intègre le groupe de 23 joueurs présents au Gabon, mais qui ne sera probablement pas titulaire), nous avons forcément une chance (la saison dernière Bordeaux avait fait match nul au Parc et s’était incliné à Chaban sur le plus petit des scores). Et sur ce point précis, Bordeaux se connait aussi bien, voir mieux, que les joueurs parisiens. Bah oui, on a le même effectif depuis des années… Bellion et Ben Khalfallah se connaissent parfaitement à la belotte, il parait.

 

 

Les absents, il y en a

Côté bordelais, c’est notre défense « d’expérience » (pour ne pas dire autre chose) qui restera au Haillan pour ce match. Notre recrue bling-bling strass et paillette, Jérémie Bréchet, ne pourra pas en être. Tout comme Marc Planus, qui a semblé bien affuté lors de cette préparation (entendez par « affuté » que ce n’est pas la saison de la tartiflette). Puis, Carlos Henrique, qui ne pourra pas Zlataner le(s) mec(s) d’en face (dommage).

Au niveau défensif, il y aura aussi l’absence de Julien Faubert, touché à la cuisse. Mais aussi celle de notre nouvelle recrue Lucas Orban (qui a fait la même préparation avec son club, que les Girondins) qui visitera la ville avec les Sud-Américains ce week-end (Calle Ocho).

Le plus inquiétant, en revanche, c’est notre attaque. Entre les mecs qui dépannent à ce poste, les perdus de vue et les espoirs, Bordeaux a le nombre. Mais Bordeaux a-t-il aussi la qualité ? Diego Rolan, finaliste déchu de la Coupe du Monde de son âge n’est qu’au début de sa préparation et n’en sera pas. Et Cheick Diabaté, notre nouveau buteur de la fin de saison dernière, est encoure souffrant (du talon, du palu, on ne sait plus trop… A moins que le club n’ait pas voulu lui rembourser son billet d’avion).

On pourrait enfin rajouter Abdou Traoré et David Bellion à cette liste, mais ce serait leur donner trop d’intérêt.

Au final, on rajoute un gardien et deux milieux, et on a notre équipe après le prochain mercato d’hiver :

 

 

 

 

 

 

A Paris aussi

Quel manque de personnalité. 8 absents côté bordelais, 8 absents côté parisien. A Paris, on n’achète des joueurs plus chers que notre club, et on ne les aligne pas. Comment ? Le palu ? Les vaccinations ? La bonne excuse ! Bordeaux va au contact de la population au moins ! On aime le risque, nous !

Edinson Cavani n’en sera pas donc, tout comme Marquinhos, le petit homme à l’appareil dentaire. Diego Lugano, qui a présenté le club au nouvel attaquant parisien à son arrivée va probablement le quitter dans les heures qui viennent. Jérémy Ménez a mal au dos. Adrien Rabiot revient tout juste de sélection comme Antoine Conte. Youssouf Sabaly est en congés (oui oui). Et Neeskens Kebano a été choisi pour garder le camp des loges.

 

 

 

Déséquilibré, vous dites ?

N’ayez pas peur ! Carrasso rivalise facilement avec Sirigu. La preuve, il va même obtenir une prolongation de contrat. Olimpa, niveau boulette et temps de jeu, ça vaut facilement Douchez. Et le troisième gardien là, Maignan, il est International slovène ? Non ? Jug, oui !

Bon, au niveau de la défense, ça se complique. Mais on a des arguments. Thiago Silva par exemple va certainement vite se rendre compte que Barcelone, avec des chocs face au Real, c’est mieux qu’un Trophée des Champions au Gabon face à Bordeaux. Alex, il en a vu d’autres, et il ne savait même plus quel était l’adversaire de son club dans cette compétition, lors d’une interview réalisée à la reprise. Sakho, à part insulter les marseillais, il ne sait plus faire grand-chose, mis à part sur le banc. Et puis Zoumana Camara. C’est tout.

Les latéraux, ce n’est pas glorieux non plus. On sent bien que Maxwell, il est plus rodé café que Bordeaux (qualité filtre). Van Der Wiel cherche toujours ses marques et son couloir. Jallet est la risée de l’équipe de France. Et Lucas Digne a vraiment une tête de Ch’ti.

Au milieu, Verratti sera probablement plus occupé à compter ses nouveaux millions que de jouer. Motta arrive à un âge où, dans le championnat français, on considère chaque joueur comme vieux (30 ans, 31 à la fin du mois). Pastore ne fait que chanter et vibrer les supporters dans leur voiture. Il reste Bodmer et Chantôme qui auront le « je crois que bon » de Laurent Blanc, qui va leur expliquer que pour gagner du temps de jeu, il faut avoir une certaine valeur marchande. Ah Sissoko aussi. Mais là encore, c’est un avantage pour les Girondins puisqu’il ne finira pas le match. Enfin, le brésilien Lucas Moura a un mauvais souvenir d’un autre Lucas (Orban).

Devant, Lavezzi, à force de côtoyer Maxwell, se transformera en Lavazza. Et pour Mister Z là, un mec qui prend un petit pont par Chedjou, pour nous, il n’est plus crédible.

 

 

Alors, rassurés ? C’est bon, vous y croyez ?

 

Allez Bordeaux !