EXCLU. Savic : “Je suis ambitieux”

 

 

 

 

Peux-tu nous retracer ton parcours de footballeur ?

Quand j’étais plus jeune, j’avais plus de talent pour le basket que pour le football. J’étais donc plus dans le basket et j’ai d’ailleurs gagné plusieurs concours de tirs à trois points notamment. Mais je dois avouer que mon premier amour est le football. Je viens d’une famille où le football est une religion, avec mon père qui était un joueur très connu… Alors c’était logique que je suive ses pas. J’ai donc commencé à jouer à l’Étoile Rouge de Belgrade, puis j’ai été prêté au Rad Belgrade, avant d’arriver à Bordeaux en 2010, puis de rejoindre Dresde sous la forme de prêt.

 

 

Avant de rejoindre Bordeaux, tu avais notamment des contacts avec Manchester City et Newcastle. Qu’est-ce qui a fait que ton choix s’est porté sur les Girondins ?

Jouer en Premier League est le rêve de tout joueur de football : c’est l’un des championnats les plus connus et réputés. Mais avant de rejoindre ce championnat, il faut devenir un bon joueur et vous prouver à vous-même et au reste du monde que vous avez les capacités d’y arriver. Bordeaux est un grand club, avec une histoire, et est l’un des clubs les plus connus en Europe. C’était pour moi un honneur que les Girondins me montrent de l’intérêt alors je suis volontiers venu à Bordeaux pour faire partie de cette équipe.

 

 

C’est un certain Jean Tigana qui a appuyé ta venue au club…

Je remercie encore Jean Tigana de m’avoir fait signer ici. Il est l’un des plus grands noms du football français et ça a été un véritable honneur et une chance de travailler avec lui. J’ai beaucoup de respect pour lui.

 

 

 

 

Avec ton père qui a été international Serbe mais aussi directeur sportif de l’Étoile Rouge de Belgrade, et comme vous y avez tous les deux été formés… On imagine que ce club et la famille Savic, c’est une grande histoire d’amour ?

Oui, comme je te le disais, mon père est un joueur de football très célèbre à l’Étoile Rouge. Il y est toujours un membre du conseil d’administration du club. Nous sommes de très grands fans des « Rouge et Blanc » et pas seulement dans le football, mais aussi dans le basket, le volley-ball, le water-polo, et tous les autres sports ! C’est une réelle tradition familiale. A chaque fois que je suis à Belgrade, j’essaye de voir le plus possible de matches de l’Étoile Rouge. C’est vraiment une histoire d’amour comme tu l’as dit.

 

 

Comment se sont passés tes deux prêts au Dynamo Dresde ? Le deuxième a été plus difficile avec cette blessure… Es-tu totalement remis ?

Je suis très satisfait de mon passage à Dresde. C’était une bonne équipe, un autre grand nom dans le football, avec une histoire aussi. J’ai adoré la ville, les fans, et j’ai essayé de faire de mon mieux pour aider ce club à faire les meilleurs résultats possibles. Mon objectif principal là-bas était de jouer. J’avais besoin de temps de jeu, c’était très important pour la suite ma carrière : Dresde m’a offert cette possibilité. Malheureusement, je me suis blessé et je n’ai pas pu terminer la dernière saison. Aujourd’hui, je suis complètement rétabli et je suis pleinement de retour, en forme. J’ai travaillé très dur cet été pour être en parfaite condition physique et être prêt quand la saison commence.

 

 

La presse évoquait récemment ton souhait de revenir à l’Étoile Rouge de Belgrade… Qu’en est-il réellement ? Ta volonté est de rester les deux prochaines saisons aux Girondins ?

Oui, j’avais la possibilité de rejoindre l’Étoile Rouge cet été sous forme de prêt. Ils avaient besoin d’un joueur au niveau défensif, et puis comme tu le sais je suis un grand supporter des « Rouge et Blanc ». L’idée première était, encore une fois, d’engranger du temps de jeu. Au final, un accord n’a pas été trouvé et je suis resté à Bordeaux. Je suis ici, dans l’idée de rester, de me battre pour gagner ma place et pour aider les Girondins à obtenir le meilleurs résultats dans toutes les compétitions que nous avons à jouer.

 

 

 

 

Justement, tu es à un poste où la concurrence est grande avec Henrique, Planus, Sané, Bréchet voire Orban… As-tu pu discuter avec Francis Gillot de ton rôle à jouer cette saison ? Compte-t-il sur toi ?

Oui, c’est évident, la concurrence à mon poste est très forte. Mais c’est cette concurrence qui fait ressortir le meilleur de chaque joueur. Cela va inciter tout le monde à travailler dur et à donner tout le temps le meilleur. C’est ce que je pense : la concurrence est productive pour l’équipe. Je vais faire de mon mieux aux entrainements et lors des matches et c’est l’entraineur qui aura le dernier mot. Ce sera sa décision, c’est lui qui fait l’équipe. Tout ce que je sais c’est que je donne le maximum, et j’espère que le coach aura du respect pour ça et me donnera ma chance en tant que titulaire.

 

 

D’ailleurs, lors du Trophée des Champions nous étions étonnés de ne pas te voir sur la feuille de match et sur le terrain. L’entraineur a même préféré Sertic à ton poste (il coupe)…

Je suis ici pour travailler dur, faire de mon mieux, et bien sûr j’espère que l’entraineur va me donner ma chance. Je ne perds pas confiance. Je crois que tout ce que l’on fait de bien dans une carrière sera forcément récompensé au final. Donc je crois que mon ambition, mon éthique de travail et mes qualités vont provoquer la chance et m’aider à faire partie de l’équipe.

 

 

Notre traditionnelle dernière question… que peut-on te souhaiter pour cette saison et celles à venir ?

J’espère déjà, à titre collectif, que nous pourrons nous classer dans la première partie de tableau et que nous nous battrons pour faire un beau parcours en Ligue Europa. Me concernant, les gens qui me connaissent savent que je me fixe toujours des objectifs les plus hauts possibles : je suis quelqu’un d’ambitieux. Alors, pourquoi ne pas gagner un titre et se qualifier pour la Ligue des Champions ?!

 

 

Merci à Vujadin pour sa sympathie et le temps qu’il nous a accordé. Nous sommes certains qu’il aura sa chance cette saison avec les Girondins et qu’il saura la saisir ! Bonne saison, et à bientôt ! 😉