[Bilan 2013-14] David Bellion

 

La pire saison de sa carrière

Avec seulement trois rencontres effectuées et 32 minutes de jeu en Ligue 1, David a malheureusement effectué la pire saison de sa carrière depuis qu’il est professionnel. Aucun tir d’ailleurs lors de sa demi-heure en championnat. Heureusement, il rentrera en dernier recours en Coupe de France et, comme pressenti par chaque supporter devant son poste de télévision, ce sera lui qui fera la différence ce jour-là… Il connut tout de même une titularisation, en Ligue Europa face à Tev-Aviv, sans parvenir à sortir son épingle du jeu…

 

 

Acheter, moins cher que de réparer

Société de consommation oblige, il est aujourd’hui plus facile et moins couteux de changer une imprimante, une machine à laver, une cafetière, que de les faire réparer. C’est un peu pareil pour David Bellion, du moins selon ses dires. « Deux ans sans rythme, c’est très compliqué de retrouver le niveau […] On n’a plus le temps de réparer un joueur. On est dans un monde où tout se remplace assez facilement. Les amis, les amours… Et encore plus dans ce business qu’est le foot ». Au-delà du côté du discours pessimiste, réaliste ou dépressif – à vous de choisir – il n’en demeure pas moins que physiquement et à son âge, il a semblé régresser à vitesse grand V, ais que toujours aussi adroit devant le but. Le problème, c’est que cet attaquant qui attend dans la surface pour marquer n’existe plus dans le football moderne…

 

 

Clap de fin ?

Pour Bordeaux, c’est sur, c’est un énorme salaire qui s’en va, encore plus en proportion de son temps de jeu. Pour David, c’est un nouveau chemin, et peut-être pas celui du football, tant notre ancien numéro 11 a été vague sur le sujet. « Pour le moment, c’est assez flou. J’ai des projets et des envies d’autres choses. Chaque jour suffit sa peine, on ne peut pas toujours maîtriser l’avenir. J’ai mis des choses en place pour voir où ça peut me mener. Si le foot était aujourd’hui un plaisir, où l’on joue pour le plaisir, pourquoi pas… J’ai beaucoup de centres d’intérêts et grâce au foot, je ne crache pas dessus. On fait des rencontres qui mènent sur d’autres plaisirs de la vie. J’aime l’art, la mode, la décoration. Le foot, je n’ai pas mis une croix dessus à 100%, mais s’il ne se passe rien, je ne serai pas malheureux ». L’on sent bien que ces dernières années ont été très marquantes au sens négatif, que ce soit sur et en dehors d’un terrain. Notons que notre désormais ex-attaquant n’a jamais créé de vagues, ni jamais perturbé le groupe tout au long de son passage. Cet amoureux de Paris, l’est aussi devenu pour Bordeaux. Les supporters, eux, résumeront son long passage aux Girondins à six bons mois, ses six premiers, et ses six derniers…

 

 

Bon vent David, et bonne continuation !

 

 

David Bellion au sol

 

 

Ses statistiques

Ligue 1

3 matches joués dont 0 en tant que titulaire

32 minutes de jeu

0 but marqué

0 passe décisive

0 tir cadré sur 0

1 faute commise

0 faute subie

 

Coupe de France

2 matches joués dont 0 en tant que titulaire

42 minutes de jeu1 but marqué

 

Ligue Europa

2 matches joués dont 1 en tant que titulaire

109 minutes de jeu

3 tirs

1 faute subie

2 fautes commises

 

 

Ses notes Girondins4ever (moyennes)

Ligue Europa : 2/10