Le compte-rendu complet de #NousLesGirondins acte II

Photo Clément Carpentier

1500 supporters des Girondins de Bordeaux se sont réunis sur la Place Pey-Berland.

Un long discours récapitulatif “des faits” depuis le rachat a eu lieu. Dans un premier temps, Alain Juppé – qui n’a pas mis de frein au rachat du club en 2018 – a été conspué, comme Nicolas De Tavernost, Joe DaGrosa, et bien sûr Frédéric Longuépée qui a pris la plus grosse charge pour l’ensemble de son œuvre. Florian Brunet résume : « Qu’est-ce qu’on ne nous a pas fait en deux ans ?! On nous a tout fait ! On nous a volé, violenté, on a tenté de nous dispersé ». Laurent Perpigna ajoute : « Il nous a fait du mal, il a fait du mal aux salariés. Ce mec s’est fâché avec tout le monde, et nous a envoyé son arrogance à la gueule, en nous prenant pour des gueux ! […] Malgré tout ce qu’on a vu à Marseille, on est restés fidèles à nos valeurs, on a fait un travail de sape ! On a continué nos actions, on en est très fiers, mais ce mec nous a chié à la gueule comme personne d’autre ! ».

Florian Brunet a une nouvelle fois insisté sur l’absence de violence dans la contestation, violence à laquelle les Ultramarines ne recourront pas, à l’inverse de certains supporters de Marseille. « Le prix qu’a payé les marseillais est lourd. 5 mecs en taule pendant trois semaines, on n’a pas envie de payer ce prix-là. Les valeurs du peuple des Girondins est la dignité, l’antiracisme. On ne casse pas du matériel, on argumente, toujours et encore ».

45 minutes après leur début de la prise de parole, les supporters bordelais ont finalement tous levé l’affiche « Wanted Longuépée », imprimée pour l’occasion, et pour laquelle les Ultramarines n’ont jamais revendiqué la paternité (cela a d’ailleurs été répété aujourd’hui), tout en scandant « Longuépée démission ».

Florian Brunet a ensuite parlé de la reprise du club mais pour les Ultramarines, l’urgence est avant tout sportive. « Il n’y a que deux choix : la Ligue 1 ou la National 3. On doit au bas mot 70M€, ensuite il y a Fortress 38M€. Nous sommes donc quasiment à 110M€. On est dans une préparation de redressement judiciaire. King Street a appelé au secours et s’est désengagé. Mais il y a sa lettre de confort jusqu’au 30 juin, donc KS assurera la vie quotidienne. Passé cette date, King Street ne sera plus là. King Street a lancé ça pour faire baisser ces 110M€. Ensuite, il restera un montant de cette somme, qui devra être récupéré par les repreneurs. Aujourd’hui, personne ne peut reprendre le club s’il ne met pas 100M€ sur la table. L’argent dû, pourra surement être étalé sur plusieurs années, pour le repreneur. La vente du club va prendre des semaines voire des mois. Mais que l’on soit bien clair, là, tout de suite, l’urgence est de sauver le club sportivement. Qui mettrait 100M€ pour club rétrogradé sportivement en Ligue 2 ? On doit maintenant envoyer des ondes positives à ce club. Nous devons récupérer notre bien commun. On doit se concentrer sur notre équipe et le sportif, et uniquement sur ça. Que les supporters, salariés, se retrouvent et reconstruisent ce club magnifique ».

Dans le même temps, le principal groupe de supporters a continué de demander le départ de Frédéric Longuépée, et s’en est expliqué par son porte-parole. « La première raison de son départ est sportive. Qu’est-ce qu’il fait auprès du groupe en Bretagne ?! Il faut qu’il fasse ses valises, et qu’on se regroupe autour de l’équipe pour les pousser à se sauver. Il ne peut pas continuer de gérer les affaires courantes. Ce type nous humilie depuis deux ans, nous insulte. Et il va continuer gérer les affaires courantes ? C’est lui qui va gérer avec les créanciers en notre nom ? Hors de question. Et ensuite, c’est une question de dignité. On doit la retrouver. A travers toutes ses attaques, ses humiliations, effectivement, la récréation a assez duré. Il était au courant depuis 15 jours de ce qui allait nous arriver ! Mais il a trouvé le temps de porter plainte pour ses affiches. Comment peut-on continuer ?! ».

Le rassemblement s’est terminé par une note d’optimisme avec la volonté du groupe de supporters d’envoyer des encouragements aux joueurs bordelais. Ainsi, chants et fumigènes ont été actionnés, tout en étant filmés, afin d’être envoyés en Bretagne à l’attention du staff et des joueurs.

Comme d’habitude, les consignes ont été de rendre la place Pey-Berland plus propre qu’elle ne l’était à l’arrivée des 1500 supporters. Maintenant, au club d’être nettoyé.

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