[J36] Dans la tête de… Jean-Louis Gasset avant Nantes

Se persuader…

– Que ce match sera le dernier. Nantes est dans une position plus inconfortable que nous à l’heure actuelle. La pression doit être sur les canaris car quel que soit le résultat, nos joueurs auront encore leur destin en main.

– Que la victoire est possible et que la recherche d’un résultat nul entraine souvent de l’attentisme, position plus dangereuse et passive dans ce type de rencontre.

–  Que le match à Lorient, dans un contexte similaire, doit nous servir de leçon pour être impliqués dès le coup d’envoi, conquérants et conscients de nos forces plus que de nos faiblesses.

– Que nous sommes capables d’enchaîner deux prestations solides et que nos 12 clean-sheets sont un gage de confiance.

La marche des supporters comme supplément d’âme

Ils ne seront pas à Nantes mais l’image de nos supporters aux abords du stade doit imprégner la conscience de nos joueurs. Sans devenir des héros, ils peuvent regagner l’espace de quelques mois l’estime d’une ville, d’une région.

Le 12ème homme ne s’est pas évaporé vers 15h dimanche dernier, il attend juste de venir fêter ses joueurs contre Lens et tourner la page de King Street.

Une équipe inchangée, un mental d’acier

Jean-Louis Gasset devrait récompenser le 11 qui s’est battu sans compter contre Rennes. A défaut d’un jeu léché, cette équipe mérite, pour son comportement professionnel, de revenir défendre notre avenir en Ligue 1.

Les jeunes Sekou Mara et Tom Lacoux seront attendus mais Samuel Kalu, Hwang Ui-Jo, Yacine Adli ou Mehdi Zerkane ont les épaules pour jouer chacun au mieux le rôle de grand frère. Et puis qu’ils se rassurent, personne ne leur reprochera un match manqué alors que de nombreux joueurs aguerris trimballent leurs guêtres comme des zombies depuis plusieurs semaines.
Qu’ils profitent juste de leur chance avec insouciance, la question des responsabilités attendra.

Le banc jouera t-il son rôle ?

Trop sage et trop passif, une bonne rentrée commence souvent dans une attente passionnée que son tour vienne. Par les encouragements, son implication dans les événements du terrain, le remplaçant prépare déjà une rentrée dynamique qui pourrait être décisive. Nicolas De Préville ou Rémi Oudin sont capables d’apporter leur expérience ou l’éclair en fin de partie d’une rencontre indécise. Encore faut-il se mettre dans les bonnes dispositions, ne penser qu’au club même si la tête est peut-être déjà un peu ailleurs. Jean Michael Seri peut amener son calme et son impact si le score est favorable ou que le ballon commence à brûler les pieds des inexpérimentés. Tout le monde doit prendre sa part dans le maintien du club afin de sauver l’essentiel.

L’empire du milieu

Dans des matchs fermés et tactiques, la bataille du milieu pourrait s’avérer décisive.
A Lorient, l’équipe a perdu le match dès les premières minutes car le contrôle, l’envie et la justesse étaient Lorientaises. Quand la défense commence à voir venir des vagues incessantes, elle devient souvent fébrile rapidement. Un bloc compact avec des joueurs proches les uns des autres, une bonne circulation du ballon dès l’entame changent souvent les données d’une rencontre.

Ensuite des éléments défavorables comme un but encaissé rapidement, des décisions arbitrales contestables… ne sont pas des excuses pour perdre notre concentration ou nos nerfs. Encore un point dont nous aimerions voir les progrès de notre équipe dans ce match pas décisif… mais presque.