InterviewG4E. Henri Saivet : “Il fallait garder l’identité et l’ADN des Girondins. Ca n’a pas été fait. Ca me faisait mal”

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S’il a beau être libre de tout contrat, Henri Saivet est bien occupé. L’ancien couteau suisse des Girondins de Bordeaux s’entretient physiquement depuis plusieurs semaines maintenant, pour ne pas dire mois, afin d’être prêt lorsqu’un club fera appel à lui. International sénégalais de 27 sélections, l’ancien bordelais de 30 ans n’est pas fini, loin de là. Actuellement dans la région bordelaise, il travaille en ce moment avec ballon, tout en ayant une activité physique intense et quotidienne. Dans ce contexte où la Covid a fait des dégâts dans beaucoup de clubs/championnats, nul doute qu’il trouvera prochainement chaussure à son pied tant son expérience et sa fraicheur sont des atouts précieux dans un groupe, un collectif.

Passé par Angers quelques mois au début de sa carrière, étant prêté par Bordeaux, il a donc connu les deux clubs qui vont s’affronter ce dimanche à 15 heures, dans le cadre de la troisième journée de Ligue 1 2021-2022. Formé au club, et surtout amoureux des Girondins, celui qui a passé 14 ans de sa vie en Gironde a suivi de près les tumultes de l’ère américaine, et voit désormais avec optimiste la suite de l’histoire du FCGB. Pour Girondins4Ever, il revint également sur son aventure de 12 ans avec le club au scapulaire, son départ pour Newcastle, et bien sûr la rencontre de ce jour face au SCO. Un grand merci à toi Henri pour ce que tu as apporté aux Girondins de Bordeaux, et l’on espère sincèrement que tu trouveras un club dans lequel tu t’épanouiras pleinement. Interview.

 

Peux-tu nous donner de tes nouvelles ? Tu as terminé ton contrat avec Newcastle, et tu es désormais libre ?

J’ai terminé mon contrat avec Newcastle au 30 juin, et là je suis libre. Sinon, je vais bien, je m’entretiens, je m’entraine. On se prépare pour un nouveau challenge. Je suis dans l’attente. Je me sens très bien. Je continue de travailler.

 

A 30 ans, et après une carrière bien pleine, n’est-ce pas trop compliqué de se retrouver libre ? Il y a encore quelques années, c’était une position idéale, mais avec la Covid…

C’est un peu compliqué avec la Covid, ça a changé pas mal de choses. Les équipes maintenant cherchent à faire des coups. Aujourd’hui, on a beaucoup moins de garanties financières. Avec la Covid, il y a eu beaucoup de pertes pour les clubs, qui font un peu plus attention. Ils prennent bien le temps de regarder les profils des uns et des autres. Ce n’est pas facile de se retrouver libre à ce moment-là. Mais je continue de travailler, je ne vais surtout pas m’arrêter, en espérant qu’un challenge s’offre à moi.

 

Tu as notamment une belle côte en Turquie…

Il y a eu quelques contacts en Turquie, c’est vrai. Pour l’instant, il n’y a rien qui s’est concrétisé en termes d’offres. J’ai eu une première offre d’un club turc, ça a pris un peu de temps. Il y avait beaucoup de détails à régler, des trucs sur lesquels on n’était pas d’accord. Ca prend du temps, mais ce n’était même pas financier en plus, c’est ça le pire. On va voir ce que ça va donner. Il y a des touches, mais pour l’instant rien de concret. Je suis à l’écoute d’un projet intéressant. On est dans une période où ça prend du temps.

 

Tu as quitté Bordeaux pour Newcastle, qui te proposait un beau contrat notamment en termes de durée. Tu avais toujours dit que de partir en Angleterre était un rêve, qui s’est exaucé. Mais à cette époque, les clubs anglais et notamment Newcastle recrutaient beaucoup de joueurs, pour au final ne pas les faire jouer…

C’était bizarre, oui. La Premier League était effectivement un rêve et une opportunité à ce moment-là. Bordeaux avait besoin à cette époque d’un peu de liquidités. C’était mon club formateur, et à partir du moment où toutes les parties s’y retrouvaient… D’avoir l’occasion de jouer en Premier League, même aujourd’hui, n’importe quel joueur veut y aller. Juste de pouvoir jouer contre les plus grosses équipes du monde… On a tous envie de jouer dans ce championnat, qui est l’un des plus attractifs, un des plus suivis. On l’a vu avec la crise du Covid, j’y étais à ce moment-là, et je n’ai pas eu l’impression qu’ils étaient si touchés que ça. En Angleterre, le championnat est tellement médiatisé qu’ils n’ont pas subi vraiment la Covid. Evidemment, il y a eu des pertes, mais ils l’ont moins subi qu’en France par exemple. Il n’y a rien qui est comparable à la Premier League. A l’époque, c’était une opportunité, un rêve, un truc qu’il fallait saisir. Je n’ai pas de regrets, ça m’a permis de découvrir ce championnat, et par la suite de découvrir le championnat turc. Ce sont des passages qu’il faut prendre en considération parce que ça nous ouvre parfois d’autres opportunités.

 

Il faut quand même rappeler qu’à ce moment-là, tu n’avais pas du tout prévu de quitter les Girondins…

A la base, pour être honnête, je n’avais même pas prévu de partir. J’étais en train de chercher un nouveau logement sur Bordeaux (rires), je ne comptais pas bouger. Quand les dirigeants sont venus me voir en me disant qu’il y avait une offre… Dans un discours comme ça, jamais on te dira ‘il faut partir’, mais je l’ai ressenti comme ça, et c’est pour ça que j’ai pris cette décision. Derrière, ça a été la même chose pour Wahbi Khazri qui est parti quelques jours après moi à Sunderland. Le club en avait le besoin, et c’est quelque chose qu’on comprend en tant que joueur. On sait que parfois, au-delà du foot, c’est dans les bureaux que ça se joue, c’est du business. Je m’y suis retrouvé de mon côté parce que j’avais l’occasion d’aller en Premier League, et le club a pu récolter 5-6M€. Ils ont pu ensuite recruter des joueurs qui ont servi au club, comme Malcom. Ils ont pris ce joueur qui au final a été vendu pour une belle somme. C’est comme ça, c’est un éternel recommencement, et j’étais totalement en phase avec ça. J’ai été formé à Bordeaux, j’y étais depuis mes 12 ans, donc à 25 ans je m’étais dit ‘pourquoi pas aller en Premier League’. Mais c’est vrai que dans un premier temps, j’aurais aimé finir la saison avec Bordeaux. Aujourd’hui, je n’ai pas de regrets, je n’ai pas de rancœur envers qui que ce soit parce que c’est le milieu qui est comme ça. Je remercie les Girondins d’avoir pu m’aider à aller en Premier League, tout comme tout le staff qui était présent à ce moment-là, tout le monde en fait.

 

C’était quand même quelque part paradoxal parce que c’était à un moment où, sportivement, tu étais presque au top, avec le brassard de capitaine aussi…

J’étais vice, vice-capitaine (rires). J’avais pris plusieurs fois le brassard parce que Lamine (Sané) avait subi une grosse blessure, et Jaroslav Plasil n’était pas là non plus en début de saison. Du coup, ça a redistribué les cartes, mais c’est vrai que j’étais capitaine en début de saison.

 

Alors que tu étais un joueur très offensif, avant-centre ou ailier, tu as connu plusieurs blessures en 2009 qui ont fait que ce n’était plus pareil pour toi au niveau des sensations, de la vivacité. Comment t’es-tu adapté à ce poste de milieu défenseur-relayeur-box to box ?

Déjà, de base, j’ai commencé à jouer à ce poste-là en étant plus jeune. J’ai toujours joué au milieu de terrain, et jamais sur un côté. C’est quand je suis arrivé aux Girondins, on était plusieurs joueurs au milieu de terrain en formation. Avec les 14 ans Fédéraux, comme j’étais habile avec le ballon, que j’avais une bonne qualité de dribble, l’entraineur m’a dit que ce serait mieux que je joue sur un côté. C‘est comme ça que j’ai commencé à jouer dans le couloir mais à la base, j’ai commencé au milieu de terrain. C’est un poste que je connaissais déjà, en fait. Comme j’ai joué plus haut, j’ai marqué des buts, j’étais plus en vue, et je suis devenu un joueur de couloir. Au fur et à mesure du temps, j’ai dépanné en tant que deuxième attaquant, ou attaquant, c’est comme ça qu’on m’a considéré comme un joueur offensif. Après mes blessures, je trouvais que j’avais moins d’habilité. Pendant 3-4 ans, je trouvais que j’avais moins d’aptitudes avec le ballon, il a fallu que je m’adapte. Sur tout ce qui était contrôle, la première touche, contrôle orienté : ce qui faisait ma force. Je trouvais que je l’avais un peu perdu. Ce n’était que temporaire, c’est revenu par la suite. D’être repositionné au milieu de terrain, ça m’a rappelé mes débuts, et aussi que j’aimais ce poste. Ca s’est fait de manière tellement naturelle… D’ailleurs, ça n’a pas commencé avec Willy Sagnol, mais bien avant avec Francis Gillot, quand on jouait en 3-5-2. J’étais avec Landry Nguemo et Ludovic Obraniak, Nicolas Maurice-Belay et Yoan Gouffran étaient devant, avec Mariano et Benoit Trémoulinas sur les côtés. J’ai toujours été dans le cœur du jeu, comme en Equipe de France de jeunes. Je suis quelqu’un qui aime jouer, donc de me retrouver dans cette position, c’était tout ce que j’aimais pour pouvoir contribuer au jeu. Willy Sagnol m’a placé là, dans un système en losange : parfois j’étais plus haut en numéro 10, parfois 8, et même aussi devant la défense. Comme j’étais bon techniquement, Willy Sagnol trouvait important qu’on ait de la qualité au niveau de la relance. Ce sont des postes que j’aime bien parce que ça joue, et j’aime impliquer tout le monde. Je suis au cœur du jeu, face au jeu, et alimenter les autres c’est vraiment tout ce que j’aime.

 

Revenons aux Girondins de Bordeaux récents. Comment as-tu vécu ces trois dernières années où le club a sans cesse été en seconde partie de tableau, et a semblé perdre son âme, son identité…

J’avais des coéquipiers qui étaient encore aux Girondins, comme Maxime Poundjé, et aussi des anciens comme Nicolas Maurice-Belay qui était dans la région, qui me tenaient au courant. C’est vrai que de voir mon club formateur dans des conditions comme ça… Je me sentais mal pour le club, qui est mon club de cœur. Les Girondins, voilà, je suis tous les matches, j’ai l’application pour regarder les rencontres… J’étais vraiment impliqué, et ça me faisait mal de voir ça, que ce soit pour la ville, les supporters, les gens qui travaillent au club. Je suis encore en contact avec plusieurs personnes et on échange très souvent. Ca m’a fait vraiment mal de voir le club aller dans des circonstances comme ça. J’espérais juste qu’on n’allait pas perdre l’âme de Bordeaux… C’est l’identité ! J’avais vraiment, vraiment peur qu’on perde cette identité. C’est au-delà du club, c’est la ville, les supporters, toutes les personnes qui travaillent au sein du club qui font que Bordeaux est là. On l’a perdue un peu avec les américains qui étaient dans un système totalement différent. Ils voulaient faire du trading, du business… Attention, ça peut marcher, mais il fallait garder mine de rien l’identité et l’ADN du club. Ca n’a pas été fait. Ca me faisait mal, et je voulais tout le bien du monde pour mon club formateur. J’espère que les années à venir seront meilleures.

 

Gérard Lopez a racheté le club il y a quelques semaines maintenant.

Le Président Lopez est venu, entre guillemets, sauver le club. J’espère qu’il va faire du bon travail, mais je n’en doute pas. J’espère que Bordeaux va revenir pour jouer les cinq premières places. La stature du club fait qu’il mérite de jouer les cinq premières places chaque saison. Je pense que les prochaines années vont être très difficiles, mais à l’avenir Bordeaux pourra jouer les 5-6 premières places tous les ans. Bordeaux, c’est l’Europe. Tous les ans, quoi qu’il arrive, on visait les cinq premières places. Même si on commençait mal, c’est ce qu’on jouait. La Coupe d’Europe nourrit l’essence du club, ça l’anime. C’est bon aussi pour la formation, les jeunes arrivent derrière. Bordeaux doit jouer les premiers rôles tous les ans.

 

Pour le premier match de la saison face à Clermont, tu étais invité par le club avec d’autres anciens joueurs. C’est important de garder toujours une relation forte avec ses anciens joueurs…

C’est très important. Je suis encore en activité, donc c’était un peu bizarre (rires). Mais c’est vrai que cette identité, celle de garder des anciens… A l’étranger, c’est très, très fort. Les anciens joueurs, je ne vais pas dire qu’ils ont encore du pouvoir au sein du club, mais tu sens que l’influence est encore là. Ils ne prennent pas de décisions, attention, mais tu sens qu’ils sont encore là. L’aura du joueur est encore là. Ils donnent beaucoup d’importance aux anciens joueurs du club. En Angleterre, en Turquie, je l’ai vu. En France, ça se fait aussi, mais c’est moins fort qu’à l’étranger. Le fait de faire ça à Bordeaux, c’est un message fort, pour dire ‘l’ADN du club, c’est ça, l’identité du club, c’est ça !’. J’ai revu lors de ce rassemblement des joueurs avec qui j’ai démarré ma carrière, comme Johan Micoud, Matthieu Chalmé. Il y avait Nicolas Maurice-Belay que je vois souvent, Rio Mavuba, il y avait du beau monde. Ca faisait plaisir à voir. On se dit que ces gens-là ont contribué à ce que Bordeaux en soit là. Il était important de leur rendre ça.

 

Le trading est aussi la ligne directrice des nouveaux propriétaires, mais à la différence que ce sont désormais des personnes qui connaissent le football…

Le trading, c’est un truc qui peut marcher. C’est comme un investissement, mais dans tout investissement il y a un risque, avec aussi cependant une sécurité. Ce qui est important, c’est de garder l’identité et l’ADN du club. Je ne suis pas trop fan du trading, mais le foot change, évolue. La conjoncture aussi. Les anciens disent ‘vous, quand vous êtes arrivés, ça s’est passé comme ça’, mais c’était avant. Le foot évolue, les générations aussi, c’est comme ça, il ne faut pas être fermé. Le trading fait partie de la conjoncture, de l’évolution du foot. Pour faire du trading, il faut aussi un peu de tout. J’ai vu des équipes qui misaient tout sur les jeunes. C’est très bien, mais il faut aussi des anciens, des joueurs expérimentés, qui encadrent ces jeunes. Ainsi, ce sera bénéfique pour tout le monde. C’est bénéfique pour le joueur. Quand je suis arrivé en pro, j’avais 16 ans, et il y avait Johan Micoud, David Jemmali, Franck Jurietti, Matthieu Chalmé… Quand tu as tous ces joueurs qui te parlent, qui te guident aux entrainements, ça ne peut qu’être bénéfique. Ce sont des joueurs qui ont fait de belles carrières, qui ont été internationaux, qui ont joué des Coupes d’Europe… C’est incroyable d’avoir un certain ressenti de joueurs qui sont passés par là. Le jeune joueur acquière de l’expérience, il va savoir comment gérer certaines situations. Et le club également ! Si le jeune arrive à maturité un peu plus tôt que prévu, c’est le club qui gagne ! Tout le monde peut y gagner, mais il faut faire un bon mélange quand tu constitues un effectif… Le collectif doit être plus fort que le ou les joueurs que tu veux mettre en avant.

 

Est-ce qu’il y a des joueurs qui te plaisent dans l’effectif actuel ?

J’aime bien le petit Issouf Sissokho au milieu de terrain. Je trouve qu’il a une belle activité, il est volontaire. Il y a quand même des joueurs de qualité, comme Yacine Adli. Laurent Koscielny aussi évidemment, c’est du très haut niveau, tout comme Benoit Costil. C’est un effectif de qualité. Je suis un joueur de ballon donc forcément, je suis plus axé sur ce profil de joueur (rires). Il y a aussi forcément le petit Timothée Pembélé qu’on connaissait déjà, qui a d’énormes qualités.

 

En 2010-2011, tu as été prêté à Angers (20 matches, 4 buts). Que gardes-tu comme souvenir de cette saison-là ? C’est notamment grâce à cette expérience que la saison suivante, tu réalises ta première vraie saison en L1 avec Bordeaux.

L’entraineur était Jean-Louis Garcia, qui était l’entraineur de la réserve des Girondins, donc il me connaissait. L’adaptation a été très facile. C’était un prêt de six mois, et ça s’est très bien passé. Quand j’arrive à Angers, on est 14-15èmes, et on finit 5-6ème. On a fait une belle remontée, avec également une demi-finale de Coupe de France : on avait perdu contre Paris. Franchement, c’était une très belle expérience, dans un club familial. A l’époque, on était en Ligue 2, mais on sentait déjà les prémices d’un club qui allait monter et qui allait durer. C’est un club qui se stabilise en première division, qui est structuré. Tous les ans, ils perdent des joueurs, mais ils continuent à garder l’identité du club et son ADN. C’est un exemple. Leur début de saison est très bon avec deux victoires en deux matches. Le SCO est un club qui se stabilise en première division. Peut-être que d’ici 3-4 ans, Angers jouera une Coupe d’Europe ou un tour préliminaire. Je ne serais pas surpris.

 

Justement, comment vois-tu cette rencontre de dimanche entre Bordeaux et Angers, le SCO qui est leader d’ailleurs après deux journées…

Ca sera très compliqué. Angers est bon à l’extérieur. Si Bordeaux démarre le match comme ils l’ont terminé face à Marseille, il y a des chances pour que les Girondins l’emportent, même si c’est difficilement. Angers a fait un bon début de saison, a de la confiance, et un collectif est en train de se créer. Cependant, je vois quand même une victoire de Bordeaux 1-0. J’espère que les supporters seront heureux et qu’on pourra fêter la victoire.

 

Tu as connu l’inauguration du Matmut Atlantique. Comment expliques-tu qu’on n’a pas encore réussi à prendre possession de ce stade ? Alors qu’il était difficile de gagner à Lescure, là on a l’impression que chaque équipe vient pour prendre trois points au Matmut…

Chaban, ça a une histoire. On a encore la nostalgie de Chaban-Delmas. On a encore ce lien avec ce stade qui était tellement fort que… Le couloir, le Virage Sud, il y a un truc, un lien indéfectible avec ce stade. On est encore accroché à Chaban. Mais ce qui est bien aujourd’hui, c’est qu’il n’y a plus personne qui a connu Chaban-Delmas. Je pense que maintenant, d’ici quelques années, le Matmut Atlantique va devenir un peu le stade Chaban-Delmas à ce niveau-là. Maintenant que plus personne ne connait ce stade, il n’y aura plus le poids, la nostalgie de cette enceinte. Il n’y aura plus d’attache, de nostalgie. Bordeaux est en reconstruction car beaucoup de choses se sont passées, et j’espère que d’ici 3-4 ans – enfin un peu moins pour les supporters (rires) – le Matmut Atlantique deviendra un deuxième Chaban-Delmas.

 

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