Cédric Yambéré : “Il donne les chasubles… Il me le donne, et je ne percute pas. Il me dit ‘t’as compris ?’. C’était à mon tour de jouer…”
Pour Tip’Off, l’ancien joueur des Girondins de Bordeaux, Cédric Yambéré, s’est remémoré son arrivée au FCGB, en réserve.
« J’étais à Lormont, et il faut dire qu’à l’époque, c’était de la DH, qui est maintenant la R1. On monte cette année-là avec mon club, et on passe en CFA2. Le début de saison se passe bien, et je sais qu’il y a un intérêt des Girondins. A l’époque j’étais avec Lamine Diatta, qui est de Lormont. Ça s’est fait comme ça. Pour rentrer là-bas, j’ai fait des entrainements, et comme je travaillais la semaine dans une école, je suis allé tous les mercredis aux séances, jusqu’à ce qu’ils se décident et me fassent signer. En janvier, j’ai basculé avec la réserve des Girondins, à 22-23 ans. Je voulais devenir footballeur professionnel, mais j’avais aussi le basket qui m’intéressait. J’aurais bien voulu au basket, et j’avais plutôt un bon niveau, mais la bascule ne s’est pas faite. J’étais plutôt bon au foot aussi. Je me suis lancé dans ça, et au fur et à mesure… Je le voulais, mais j’étais conscient de mon niveau. Je me suis dit pourquoi pas… Quand ça a commencé à devenir sérieux, j’y suis allé à fond, et je suis têtu. C’est ce qui a fait que j’ai pu faire cette carrière footballistique ».
Puis il évoqua la bascule entre la réserve et l’équipe pro en 2015.
« A l’époque, c’était Francis Gillot avant Willy Sagnol, et à chaque entrainement il appelait des joueurs de la réserve pour compléter. Tu te confrontes au monde pro, et là tu vois les choses… En plus Bordeaux avait une équipe qui gagnait avec les Jussiê, Mariano, Henri Saivet, Marc Planus, Carlos Henrique… J’étais à côté d’eux après les avoir vus au stade. Il y avait cette appréhension, mais ce sont des gars qui m’ont très bien intégré. Arrive la saison où il y a beaucoup de départs, avec une nouvelle politique mise en place. C’est aux jeunes de se montrer. Willy Sagnol arrive, on s’entraine avec les pros beaucoup plus souvent. C’est Willy Sagnol, c’est le Bayern, l’Equipe de France, c’est quelque chose. Et ça passait bien avec lui et son staff… Arrive un match où il y a des blessés et suspendus, et quand il donne les chasubles… Il me le donne, et je ne percute pas. Il me dit ‘t’as compris ?’. C’était à mon tour de jouer… C’est comme ça que ça a commencé. J’ai fait le maximum pour gagner sa confiance, et aujourd’hui si j’en suis là c’est en partie grâce à lui, donc je suis très reconnaissant par rapport à la chance qu’il m’a donné ».


