Jean Gallice : “J’avais eu une proposition du Paris Saint-Germain”
Passé par Angoulême, les Girondins de Bordeaux, club où il a disputé 219 matchs pour 53 buts, Lyon ou encore Libourne, l’ancien international français Jean Gallice, fils de René et frère d’André eux aussi anciens bordelais, était invité dans l’émission Le Podcast des Légendes. Il est revenu sur son départ d’Angoulême pour rejoindre les Girondins de Bordeaux.
“J’avais eu une proposition du Paris Saint-Germain là puisque c’était Phelipon l’entraîneur je pense au PSG. Comme j’étais en quatrième année, Bordeaux m’avait sollicité et j’ai hésité mais enfin je me suis dit je reste avec mes copains de fac et je vais passer le CAPES en finissant ma dernière année à Bordeaux. Si je vois les entraînements d’une façon un peu critique ? Ce qui m’intrigue un peu, c’est l’intelligence artificielle. Il faudra que je m’y mette un peu pour voir ce que ça peut donner. Déjà avec les datas tout le monde commence à se remettre. On ne peut pas juger quelqu’un uniquement sur son nombre de courses sans ci ou ça. Tant qu’il n’y aura pas de machine pour évaluer tout ce qui est psycho, affectif, émotionnel, je pense que le football a encore du temps à vivre. Pour ce qui est de l’entraînement à Bordeaux, par la suite, j’ai eu la chance, puis en faisant mes études, d’avoir connaissance des études suédoises ou russes sur ce qui est la préparation physique. Donc je me suis penché assez rapidement sur l’entraînement sous forme intermittente ou sous forme d’intervalle training. Savoir pourquoi l’endurance fondamentale était nécessaire même si le sport ne paraît pas être une preuve d’endurance. Tout ça confondu, j’avais un œil un peu critique sur la façon d’entraîner à l’époque. Même à Angoulême ? Non mais à Angoulême je ne montais jamais m’entraîner. C’était pour les repas d’ambiance et tout ça. Si j’arrivais à suivre sans entraînement ? Je n’ai pas fait d’entraînement dans l’année de 69 à 71. Par contre, je faisais 35 heures de sport en variant les disciplines. J’avais quand même un match universitaire le jeudi. Je faisais de la natation, de la lutte, des agrès. Donc je pense que j’avais une caisse supérieure à ce qu’avaient les autres en s’entraînant comme ils s’entraînaient à l’époque. Si je faisais des entraînements spécifiques foot ? Ah non non. Des combinaisons ? Les combinaisons, il n’y en avait pas de toute façon. La logique à l’époque c’était que les deux mamelles du football sont le débordage et le recentrage. C’est très bien armé, débordage et recentrage. Donc si ça centrait, j’avais des ailiers pas mal qui m’envoyaient des caramels devant le but. Là, soit je mettais le pied, soit je mettais la tête et on savait que dès que le ballon était perdu, on se replaçait entre le ballon et le but puis on y allait jusqu’à la récupération. Donc nous, la transition, le jeu vertical, on en a rien à faire.”
Retranscription Girondins4Ever



