Yassine Azahaf (Chauray) : “Comme tous les clubs de N2, à partir du moment où le mécène ne s’engage pas, c’est compliqué”

    Photo Pierrick Chassine

    Yassine Azahaf, l’entraineur du club de Chauray, dans une interview pour Girondins4Ever et avant la rencontre, est revenu sur son passage à Bergerac qui s’est terminé par plusieurs relégations administratives jusqu’en Régional 3, à l’image des Girondins tombés de Ligue 2 en National 2.

    Au départ, ça fait bizarre. Surtout moi qui arrive du niveau Régional. Il y a des contextes, des choses en tout cas, qui me dépassent. Au niveau Régional, c’est assez rare donc, je n’avais jamais connu ça. Et puis, c’est vrai qu’on a toujours en tête l’entraîneur quand une aventure s’arrête et c’est lié au résultat pour les autres. Et là, tu te rends compte qu’en fait non, il n’y a pas que les résultats, il y a d’autres éléments que tu ne maîtrises pas, c’est le côté administratif. Quand on voit la conjoncture actuelle des clubs de N2, de N3, même de N1, c’est compliqué. Donc, c’est vrai qu’après Bergerac, cette saison-là, elle est compliquée. Parce qu’en off, ça ne s’est pas su médiatiquement, j’ai signé, en fait, début juillet à Marignane-Gignac et en fait, je ne sais pas si vous vous souvenez, ils devaient passer un appel DNCG pour le maintien N2. Finalement, ils ont été rétrogradés à N3, et j’avais quand même accepté la mission en N3. Au final, le président avait mal pris que la DNCG le rétrograde en N3. Pour lui, il avait tous les éléments au niveau comptable pour rester en N2. Il a quitté le navire. Et au final, j’ai été entraîneur de Marignane-Gignac une semaine. Après, je suis rentré. J’ai passé juillet-août à la maison. Je suis rentré dans le Lot-et-Garonne. Début Septembre je retourne sur Marseille, je vais à Rousset. Et pareil, le Président qui m’a recruté en visio devait être officiellement à l’Assemblée Générale le Président au mois de Décembre. Au final, début décembre, il annonce au comité directeur qu’il ne reprendrait pas le club. C’était un président-mécène. Comme tous les clubs de N2, à partir du moment où le mécène ne s’engage pas, c’est compliqué. Le club a dû enlever les joueurs, l’entraîneur notamment, pour libérer la masse salariale, pour ne pas avoir des soucis cet été, quoi. Là, me voilà à Chauray donc, quelque part, j’ai passé trois environnements différents depuis Bergerac, en l’espace de sept-huit mois. J’espère déjà maintenir le club de Chauray parce qu’il le mérite. J’espère cet été trouver un projet, que ce soit à Chauray je l’espère, ou ailleurs. En tout cas, quelque chose où je pourrai me mettre au travail et non de m’occuper de tous ces aléas-là. Ne parler que de foot.”

    Retranscription Girondins4Ever