Lausseni Sangaré (co-président Bayonne) réagit à ce que qui s’est passé avec les North Gate : “Il ne faut pas inverser les rôles : la victime, c’est nous”

    (Photo by Loic Cousin/Icon Sport) – Photo by Icon Sport

    Visiblement, comme relayé sur les réseaux sociaux, 135 supporters des North Gate étaient présents pour se rendre à la rencontre entre l’Aviron Bayonnais et les Girondins de Bordeaux. Alors qu’ils avaient des places dans un tribune, au vu des conditions de celle-ci, les supporters auraient demandé un autre emplacement, ce qui leur aurait été refusé (lire le communiqué).

    “On tente de nous parquer dans un coin isolé, hors tribune. Nous refusons cette place, totalement ridicule, d’autant plus que nous disposions de billets pour une tribune… vide. Nous voyons alors plus d’une centaine de CRS se mettre en place. Pour éviter d’être bloqués dans l’impasse où nous nous trouvions, nous décidons de nous éloigner et de rejoindre nos bus. C’est à ce moment-là que la situation dégénère : gaz lacrymogène, bombes de désencerclement, coups de matraque… Bilan : plusieurs blessés, dont un grave, hospitalisé, avec un risque sérieux de perte de l’usage de son œil suite à une bombe de désencerclement”.

    Via Sud Ouest, le co-président de l’Aviron Bayonnais, Lausseni Sangaré, s’est justifié, et a rejeté la faute sur les supporters bordelais.

    « Il y avait un cadre qui avait été défini par toutes les parties prenantes. Ils ont décidé de s’en exclure […] Il ne faut pas inverser les rôles : la victime, c’est nous. L’enjeu sportif s’est transformé en enjeu sécuritaire. Nous sommes un club amateur. Recevoir les Girondins est devenu un cauchemar et nous a coûtés très cher : 60 000 euros, et 15 000 euros pour la ville de Bayonne en barriérage et pour installer des toilettes mobiles spécifiques pour les supporters. On n’est pas responsable de leurs querelles internes ».