Philippe Bergeroo : “Ce poste de gardien de but ? Je suis un guerrier, il ne faut pas rentrer dans ma maison, il faut que je la défende cette cage…”

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Dans Le Podcast des Légendes, l’ancien gardien des Girondins de Bordeaux, Philippe Bergeroo, a donné l’âge auquel il fit ses débuts de footballeur à Saint-Jean-de-Luz.

« C’est assez tard. A 15 ans je commence à faire des matches. A 16 ans je suis sélectionné au niveau de la Ligue d’Aquitaine pour faire des Coupes Nationales. C’est allé très vite. Et l’année d’après, je suis sélectionné en Equipe de France Juniors. Venant de Saint-Jean-de-Luz, un petit club… Je prends beaucoup de plaisir à ce poste de gardien de but. Je suis un guerrier, il ne faut pas rentrer dans ma maison, il faut que je la défende cette cage… Et puis, la responsabilité qu’il y a parce que je sais que je peux briller, mais que je peux faire perdre l’équipe aussi, et ça je l’ai su très rapidement ».

Parallèlement au football, il y avait bien sûr les études, le cursus scolaire.

« Au niveau des études, j’ai passé certains diplômes, mais c’est vrai que dès que j’avais commencé à un jouer un peu dans les buts, je ne pensais qu’à ça. Il y avait un gardien espagnol, qui était basque comme moi, donc je rêvais de ça… En fait, là, j’ai complètement oublié le rugby. Dans ma chambre j’avais des photos de tous les gardiens de but qui jouaient en première division. Je ne pensais qu’à ça. Si je n’avais pas été à ce tournoi, où on m’a repéré, je pense que je n’aurais pas été gardien de but. Je pensais que j’aurais fait un bon troisième ligne en rugby. C’est vraiment la chance de ma vie, de ma carrière. On dit toujours que dans la vie, il y a toujours une porte qui s’ouvre. Celle-là s’est ouverte pour moi. J’avais des qualités, mais oui, j’ai beaucoup travaillé. Quand je suis arrivé aux Girondins de Bordeaux, je bossais comme un fou. J’avais un dégagement de roitelet, parce que j’étais grand, et j’étais sec comme un coucou de trique. Je n’étais pas encore formé, quand je dégageais des 18m, j’arrivais tout juste au rond central. Donc après les entrainements, derrière le stade de Bordeaux, il y avait un fronton, et je frappais 100 demi-volées… Au bout de 3 mois, je dégageais en demi-volée à 65 mètres, 70 mètres ».

Retranscription Girondins4Ever