Michel Milojevic : “J’ai quand même essayé de rentrer dans un club pro, et non des moindres, à Bordeaux. Saint-Étienne aussi… Je vois comment ça se passe, c’est du copinage”

    Sur RGB, l’ancien joueur des Girondins de Bordeaux de 1991 à 1993, Michel Milojevic, a expliqué ce qu’il devenait aujourd’hui, lui qui a été pendant des années également entraineur dans le monde amateur.

    « Depuis décembre, j’ai pas mal de temps pour visionner des matches amateurs dans la région parisienne. J’étais en Italie, et j’ai donné un coup de main à un ami pour le recrutement en Serie D, pour le club de Portogruaro. Malheureusement, on a eu des problèmes avec deux partenaires italiens, donc les joueurs sont partis avant la trêve, on les a libérés. Je l’ai fait bénévolement, et ça a été un fiasco total. Il n’y a pas qu’en France qu’il y a des problèmes. Je ne suis pas dégoûté, désespéré. J’ai pris une grosse claque en Italie. J’ai fait un gros travail pendant six semaines, j’ai visionné plus de 110 joueurs avec une enveloppe très limitée. J’ai relancé certains joueurs. Mais je connais leur mentalité, un jour c’est blanc, un jour c’est noir. C’est un truc de fou. Mais je ne lâche pas le morceau. J’aimerais trouver un club que je pourrais aider, avec un Président qui serait à l’écoute, et j’ai quand même un réseau même pour les National, National 2, parce que j’ai rencontré beaucoup d’agents. C’est un truc qui m’intéresserait, mais ça m’intéresserait de faire un truc dans un club amateur avec un projet sur trois ans, essayer de faire monter une équipe, avec de bonnes infrastructures. Un truc à vivre en famille, tout simplement ».

    Aujourd’hui, il se dit prêt à rendre service à un club qui lui correspond, rappelant cependant que dans la majorité des clubs, c’est le copinage qui fait passer les gens avant les compétences.

    « S’il y a du copinage ? Il a été mis en lumière au plus haut niveau. Je ne le vois pas au niveau amateur, c’est surtout au plus haut niveau. Je le vois dans les cellules de recrutement parce que j’ai quand même essayé de rentrer dans un club pro, et non des moindres, à Bordeaux. J’ai même été à Saint-Étienne… Je vois comment ça se passe, c’est du copinage. Celui qui est en poste dans un club professionnel, qui doit gérer la cellule de recrutement, il va faire venir ses relations. Mais il y a tellement de choses qui sont malsaines au plus haut niveau malheureusement qu’on ne peut même pas en parler ».

    Retranscription Girondins4Ever