Communiqué des Ultramarines, avec un appel à un rassemblement
Les Ultramarines viennent de publier un communiqué sur la situation des Girondins de Bordeaux, appelant à un rassemblement, Dimanche, 18 heures, place Jean Moulin (Bordeaux). Le communiqué ci-dessous.
Pour la survie des Girondins!
“Alors que, depuis plusieurs semaines, la ville de Bordeaux bat au rythme du football et de la Coupe du monde, un joyau de notre patrimoine se meurt à bas bruit.
En cause, une lente et douloureuse descente aux enfers qui dure depuis bien trop longtemps, et dont il n’est plus nécessaire de refaire, une énième fois, l’autopsie. La cession irresponsable de M6, les spéculateurs américains, puis la gestion de Gérard Lopez, qui porte une responsabilité écrasante dans le désastre que connaît aujourd’hui le FC Girondins de Bordeaux. En cinq ans, celui qui promettait de sauver le club l’a conduit à une impasse historique, le laissant au bord de la disparition. En bouquet final, un retour à la situation de juin 2021 : sans argent, sans repreneur, criblé de dettes et désormais, non plus en Ligue 1, mais en quatrième division.
La façon dont il laisse à l’abandon le FCGB, les supporters, le staff et les joueurs, donne raison à tous ses détracteurs et démontre un piètre respect pour toutes les personnes ayant travaillé avec le club. L’histoire doit définitivement s’écrire sans lui.
Le bilan est sans appel et l’urgence est là.
Ces mots, que nous n’aurions jamais imaginé prononcer un jour, résonnent désormais sans relâche dans nos têtes : les Girondins de Bordeaux sont en situation de mort imminente.
Que faire face à cela, dans une affaire qui se joue si loin des stades et de nos tribunes ?
La réponse, malheureusement, tient en un mot : survivre.
Et c’est pour cela que nous prenons la parole aujourd’hui.
Les Girondins de Bordeaux ne manquent pas seulement d’argent, ils manquent aussi d’amour. Seul cri persistant autour de leur corps meurtri ces derniers jours : les messages de colère. Légitimes, justifiés face au drame.
Mais l’immense rage que nous ressentons à l’égard de ceux qui l’ont poussé vers le précipice ne doit jamais dépasser l’amour éternel que nous portons à notre club.
Il n’y a plus qu’un enjeu aujourd’hui : que les Girondins de Bordeaux survivent à ceux qui les ont conduits à leur perte.
Aujourd’hui, l’avenir est flou. Personne ne sait où évolueront les Girondins de Bordeaux demain, ni même s’ils évolueront encore. Et c’est précisément cette disparition que nous voulons éviter à tout prix.
Nous ne tomberons plus dans les spéculations sur l’avenir. L’histoire nous a appris à nous en méfier. Nous voulons tout simplement le meilleur pour notre club.
Mais une chose est certaine : nous devons tout faire pour que le FCGB, quel que soit le niveau auquel il sera contraint de repartir, conserve son nom, son palmarès et ses trophées.
Nous refusons que ses supporters se retrouvent un jour seuls avec sa légende pour seul héritage. S’il veut renaître de ses cendres, il ne doit pas disparaître irrémédiablement.
Alors, dimanche, nous voulons rappeler à tous les acteurs de ce dossier, à la ville de Bordeaux et à ses habitants, qu’ici, un monument du football français est en train de mourir.
Nous refusons que nos anciens perdent le compagnon de toute une vie.
Nous refusons que notre jeunesse voie sa passion brisée.
Et nous refusons que nos enfants deviennent orphelins. Parce que les Girondins, c’est une histoire familiale, une histoire de transmission.
Nous ne pouvons pas nous résigner à les voir disparaître et nous le clamerons aussi fort que nous le pourrons, avec celles et ceux, compagnons de route proches ou lointains, qui partagent cette même peur.
Que le marine et blanc inonde les rues de Bordeaux, dimanche.
Le FCGB doit vivre !”
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