Laurent Cotret : “Gérard a fait tout ce qu’il pouvait”
Un avocat défend corps et âme son client, et Laurent Cotret, qui a fait des miracles ces dernières années pour le Football Club des Girondins de Bordeaux – le renier aujourd’hui serait complètement mensonger – s’est exprimé à la place de son client, Gérard Lopez, auprès de Sud Ouest.
Laurent Cotret rappelle et assure qu’en 2021, personne à part Gérard Lopez n’aurait pu reprendre le FCGB, que ce dernier lui a évité la liquidation. D’autant qu’on a tous en tête le fait que le Président de l’époque, Frédéric Longuépée, avait préparé la déclaration de cessation des paiements. Il y avait aussi d’autres prétendants mais à l’époque, c’était pour reprendre le Club plus bas qu’en Ligue 1.
Il est évident qu’il y a eu de nombreuses erreurs de commises lors de ces dernières années, et c’est ce pourquoi nous sommes aujourd’hui en quatrième division, voire encore en sixième. Il est aussi difficile de nier que Gérard Lopez a mis beaucoup d’argent (le chiffre de 71 millions d’euros de fonds propres, dont 20M€ de Joga Bonito) ressort et est incontestable. Mais pourquoi mettre autant d’argent, sans y adjoindre la compétence sportive, élément clé de la réussite d’un club de football ?
Gérard Lopez a incontestablement des qualités de négociation, et de bons coups de joueurs de poker, mais à la fin, sur le plan sportif est financier, il a perdu.

Pour en revenir à Laurent Cotret, une fois tous ces éléments rappelés, certains propos pouvant paraitre lunaires et déconnectés en première lecture, peuvent être un peu atténués, bien que la résultante soit la même. Par une communication huilée et expérimentée, l’avocat a tenté de faire sortir Gérard Lopez par la grande porte, ou du moins des portes qui ne sont pas celles de l’enfer. Mais encore une fois, le résultat est là, et il est difficile de le nier. Extraits.
« Il a fait tout ce qu’il pouvait. Il sort dans des conditions consenties, avec la conviction qu’il a trouvé la meilleure solution pour le club. S’il n’était pas intervenu lui-même la nuit dernière, le club aurait été en liquidation judiciaire. On n’a pas beaucoup dormi depuis 48 ou 72 heures. Il n’avait plus l’énergie ni l’envie financière de remettre éternellement de l’argent et a senti que c’était le moment de passer la main ».
Puis, il conclut, avec une vision positive pour l’avenir du club :
« L’apport va ramener la dette à 15 millions d’euros (étalés de juin 2028 à juin 2036). Ce sont les Girondins et si le club monte en Ligue 3, vous pouvez voir un bel avenir. C’est ça aussi l’héritage de Gérard Lopez ».

