Sertic: « Rien n’est acquis »

Suite de la série d’interviews réalisée par le site officiel pour cette reprise de l’entraînement au Haillan. C’est au tour de Gregory Sertic, de retour de prêt de Lens, de se confier sur l’expérience acquise au cours de l’année passée, et évoquer l’avenir avec cette nouvelle saison, où il espère enfin gagner sa place au sein du collectif bordelais sous la houlette de Francis Gillot.

 

 

 

 

Quelles sont tes 1ères impressions pour ton retour à Bordeaux ?

Ce sont de très bonnes impressions. Cela fait plaisir de revenir au Haillan, et plus particulièrement en Gironde. Je retrouve mes amis et le cadre de vie que j’ai quittés il y a maintenant 1 an. Je retrouve aussi mes coéquipiers. J’avais mes petites habitudes ici, et cela me fait plaisir de les retrouver.

 

Comment se passent les 1ers entraînements physiquement ? La reprise a-t-elle été dure ?

Non ça va. Je suivais un programme. Je ne vais pas dire que je suis au top, il y a toujours de la fatigue car les 1ers entraînements sont délicats. Mais, je suis prêt physiquement à attaquer une nouvelle saison.

 

Comment s’est passée la découverte du nouveau staff ?

Très bien. Ils nous ont tout de suite mis à l’aise. Nous connaissons Francis Gillot, et ce qu’il a réalisé avec Sochaux. Il a sorti des jeunes, cela nous donne de l’espoir. Maintenant nous devons lui prouver que nous pouvons faire aussi bien.

 

Le groupe est assez jeune cette saison avec Grzegorz Krychowiak, Henri Saivet, Vujadin Savic… Pensez- vous avez une carte à jouer, car vous savez que ce staff va vous mettre sur un pied d’égalité avec les joueurs plus expérimentés ?

Il faudra faire attention au mélange. Il y a beaucoup de jeunes, mais aussi des joueurs expérimentés. Il faut faire une équipe compétitive. C’est à nous, les jeunes, de montrer au coach et son staff que nous pouvons prétendre à une place. Cela passe par des bons entraînements. Nous devons lui prouver que nous pouvons jouer, cela ne va pas tomber du ciel.

 

 

 

 

Tu étais à Lens l’année dernière. La saison passée a été compliquée pour Bordeaux, elle n’a pas été simple pour toi non plus…

Cela a été très délicat. Les 6 premiers mois ont été bons sur un plan personnel. Cela a été plus dur les 6 derniers mois. J’ai moins joué. Je faisais plus des entrées que de titularisations. Cela m’a quand même beaucoup servi en tant qu’homme. Cela m’a permis de quitter la Gironde, les amis, le cocon familial. Je me suis retrouvé seul dans le Nord, avec des choses à prouver. Je ne regrette pas du tout d’y être allé. Cela va me servir pour la suite de ma carrière.

 

Tu as quand même eu du temps de jeu. Et tu as notamment réalisé un bon match à Chaban…

Oui c’est sûr. C’était regrettable pour les Girondins, mais bon pour nous. Nous avions réalisé un très bon match. Nous menions 2-0 à la mi-temps. Bordeaux est revenu à 2-2. A égalité, j’étais content pour les 2 équipes.

 

De l’extérieur, nous avons eu l’impression que la situation se compliquait entre vous au fil de la saison. Comment as-tu vécu cela de l’intérieur ?

De l’extérieur cela peut paraître compliqué. Mais quand on voit de l’intérieur, nous étions vraiment une bande d’amis. C’est vrai qu’il y a eu des disputes et que cela s’est mal passé d’un point de vue footballistique, mais quand j’entends de l’extérieur qu’il y avait des personnes néfastes pour le club, c’est faux. Moi qui ai vécu avec eux pendant un an, je peux vous dire qu’il y avait un bon groupe avec de la qualité.

 

De l’extérieur nous avons vu les disputes, à Sochaux notamment…

Nous nous aimions trop, il fallait bien qu’à un moment ça éclate (sourire, NDLR). Nous étions vraiment une bande d’amis. Pour ma part, je ne me suis jamais disputé avec personne. Je suis tout le temps en train de rigoler, de faire des blagues. Cela m’a permis de tout de suite bien m’entendre avec mes coéquipiers.

 

 

 

 

Même si le changement d’entraîneur, de Wallemme à Bölöni, ne s’est pas révélé profitable, est-ce que cela t’a apporté des visions différentes du foot, du management ?

Cela m’a montré que tu ne seras pas forcément titulaire la 2ème partie de la saison, si tu l’es pendant la 1ère. Cela m’a ouvert les yeux sur certaines choses. Rien n’est acquis dans le football. Cela m’a permis de travailler le physique quand les joueurs étaient en phase de préparation pour les matches. J’essayais toujours de rester dans le rythme au cas où le coach ferait appel à moi. Cela s’est produit en fin de saison. J’ai enchaîné 3-4 matches. J’étais bien physiquement. Je ne m’étais pas dit « ça y est, ma saison est finie »

 

Tu reviens avec beaucoup d’ambition ici. Notamment celle de gagner ta place…

Toujours. Il y a des joueurs qui sont là pour défendre leur place, et d’autres présents pour la leur prendre. Chacun doit être performant et montrer au coach ce dont il est capable

 

Le 1er stage arrive et s’annonce dur physiquement. Cela va aussi déboucher sur le 1er match amical. Quand on est joueur, est-ce que c’est un moment attendu ?

C’est sûr que les 1ers jours vont être difficiles physiquement. Nous allons nous lever très tôt le matin et réaliser plusieurs entraînements par jour. Le 1er match va nous montrer si nous sommes prêts physiquement, comment l’équipe se sent, comment elle tourne. Nous allons voir la philosophie de jeu de l’entraîneur. Comme le coach l’a dit, il faut gagner tous les matches amicaux pour obtenir de la confiance, et bien commencer le championnat qui arrive vite, face à Saint-Etienne.

 

En tant que joueur offensif, tu dois être motivé quand tu entends que le coach veut jouer avec 2 attaquants et créer du jeu…

C’est sûr. C’était la même chose quand nous jouions à domicile avec Laurent Blanc, en losange avec 2 attaquants. C’est un coach qui veut du jeu, et c’est ce que je préfère. J’aime avoir le ballon et faire tourner. J’ai envie de prendre du plaisir en jouant, tout en restant sérieux et en gagnant les matches.