Florian Brunet : “En 1998, il y a eu des affrontements entre la sécurité des clubs et les Ultras, et on a vu la naissance d’un vrai partenariat avec le club”

supporters virage sud ultramarines

 

Florian Brunet a traité de ses moins bons souvenirs en tant qu’Ultra, supporter des Girondins de Bordeaux. Mais il en ressort à chaque fois quelque chose de positif et de constructif pour l’avenir.

« Les moins bons souvenirs, cela fait partie de la vie d’un club. Tout a été fondateur de quelque chose. Quand il y a une péripétie, on n’est pas mort, cela veut dire qu’on s’en est sorti, donc finalement ce mauvais souvenir on l’a rendu bénéfique. Il y a eu plein de moments difficiles, mais on a toujours essayé de dire que la Tribune Populaire jouait son rôle là-dedans. L’ADN des Ultramarines, c’est ça. On s’est créé en étant combattus par Claude Bez. Il y a eu un virage fondamental à la fin des années 1990 où il y a eu un énorme conflit avec le club, peu de gens le savent vraiment. Je l’ai expliqué cette semaine à Hugo Varela. En 1998, il y a eu des affrontements entre la sécurité des clubs et les Ultras, et à partir de là il a fallu se mettre autour d’une table parce que ce n’était plus possible d’évoluer dans cet état d’esprit. La fin des années 90 a vu la naissance d’un vrai partenariat entre le club et les Ultramarines, et Adieu Lescure fut quelque chose qui a gravé ça dans la roche, ça a été l’apothéose de ce partenariat. Aujourd’hui, la place des Ultras est vraiment gravée dans la roche par rapport à ces 20 dernières années où il y a une collaboration quasi régulière, toujours dans l’intérêt du club et de la tribune populaire. Ce sont vraiment les deux choses qui nous motivent. Aujourd’hui, le Virage Sud est central dans l’environnement des Girondins de Bordeaux. Je prends toujours l’exemple de Prague qui est un excellent exemple dans un passé proche. Qui représente le mieux la ville de Bordeaux l’autre bout de l’Europe ? Ce n’est pas l’équipe sur le terrain, c’est quelques centaines de supporters qui ont fait le déplacement à l’autre bout de l’Europe, à leurs propres frais. C’est ça, notre fierté. Les tifos, nous les autofinançons, les déplacements aussi, le local aussi. C’est très compliqué, on n’a jamais roulé sur l’or, on a toujours compté nos sous et c’est ce qui fait notre fierté et notre indépendance, notre liberté de parole ».

ARL

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