Badou Sambague : “Il doit comprendre aujourd’hui, que même en évoluant à ce poste-là, ce sont des choses positives qu’il va en tirer”

Badou Sambague, le conseiller/avocat de Sékou Mara, a été questionné par Girondins4Ever sur la discours qui a été tenu par la direction des Girondins de Bordeaux, quant à l’avenir de l’attaquant bordelais et de ses chances de jouer en professionnel.

“La direction a tenu le même discours que lui a tenu ses parents ou que j’ai pu avoir avec lui en aparté : dans le football, on a ce que l’on mérite. S’il est bon, il jouera. Et paradoxalement, s’il n’est pas bon, il ne jouera pas. Je pense que Sékou et sa famille ont bien compris qu’il faut garder en tête que c’est la compétition et la performance qui vont faire qu’il sera amené à jouer, à grappiller des occasions pour pouvoir s’exprimer avec l’équipe professionnelle. Ce n’est pas un acquis. On l’a vu sur la préparation, il est arrivé déterminé, avec un bon état d’esprit, comme il l’a toujours fait à Bordeaux. Là, il a élevé son niveau de détermination et aujourd’hui l’entraîneur lui a donné des opportunités pour se montrer en ce moment. Le discours du club est que les jeunes ont toute la place dans le projet et ce discours n’a pas changé depuis que Sékou est arrivé au club. Dans les clubs, il y a toujours des étapes, des phases, qui peuvent être positives ou moins. L’objectif est de provoquer des situations positives, c’est son objectif aujourd’hui et le club est en phase avec ça. Parfois, on arrive dans un club, tout est rose, ça se passe bien et du jour au lendemain, ça se passe mal. Un club de football, c’est comme les saisons, sauf si on est au PSG, il y en a qui sont moins bonnes, d’autres sont meilleures. C’est au joueur à s’adapter à cette situation-là, de ne pas douter. Le discours du club a toujours été le même. Il y a des opportunités à saisir et c’est à Sékou de faire le maximum maintenant. Le club est très content de sa signature, qu’il s’inscrive dans le projet. C’est important de voir que le choix qu’il a fait, il y a plusieurs années, soit validé aujourd’hui. C’est une chose importante pour la famille et Sékou qui valide le fait qu’ils ne se sont pas trompés dans leurs projections jusqu’à maintenant”.

Car à Saint-Etienne comme face à Toulouse hier, le numéro 9 a été positionné dans un rôle de “piston” ou d’ailier.

“Pour un jeune joueur, le temps de jeu est toujours positif. Quand on est amené à avoir des opportunités pour se montrer et prendre du rythme au plus haut niveau en France, qui fait partie des 5 plus grands championnats européens et qu’on le fait à 17-18 ans, il faut croquer et foncer. Tout temps de jeu est à prendre. Je pense que c’est un élément qu’il a très bien compris, même si Sékou aujourd’hui n’évolue pas à son poste. Il doit comprendre aujourd’hui, que même en évoluant à ce poste-là, contre Saint-Etienne, contre Angers, ce sont des choses positives qu’il va en tirer. Même s’il peut être amené à jouer attaquant, aujourd’hui, il est en train d’avoir plus de coffre, à s’habituer à certains efforts, à connaître le rythme de la Ligue 1. C’est important pour un nouveau joueur, tout est nouveau pour lui : l’intégration dans le groupe, les matchs, les adversaires, le niveau d’exigence. Tout ça est difficile à emmagasiner pour un nouveau joueur et je pense qu’il est en train de faire de façon très sereine. C’est ça qui est intéressant, il commence à comprendre les choses très rapidement. C’est un garçon très intelligent, il a eu son BAC S un an en avance. Aujourd’hui, il continue de prendre des cours de langue, parce que c’est un garçon qui est très terre à terre. Il sait aussi que c’est un degré de compétition qui demande une certaine rage, une grinta pour réussir”.