Clément (responsable Ultramarines) : “Avant, on pouvait finir en garde à vue pour des faits de violence. Aujourd’hui, on peut finir 96 heures en garde à vue pour un match”

Clément, responsable Ultramarines, s’est exprimé sur les préjugés que subissent les groupes ultras, comme c’est le cas pour les Ultramarines aux Girondins de Bordeaux. « Quand tu dis au premier abord ‘oui, je suis ultra’, les gens te regardent comme si tu étais un type assoiffé de bière et de haine. Nous, on est là pour supporter notre club de manière peut-être exacerbée, mais c’est la différence avec le hooliganisme. Le hooligan vient uniquement pour se taper […] Aujourd’hui, on est arrivé à un état où notre problème c’est la liberté de circulation. On nous interdit de déplacement, il y a des interdictions de stade suite aux interdictions de déplacement… […] Avant, on pouvait finir en garde à vue pour des faits de violence. Aujourd’hui, on peut finir 96 heures en garde à vue pour un match. On est sur la même échelle que des terroristes ou des mecs dans le grand banditisme… ».

Florian Brunet ajoute sur le même thème, celui de la répression. « Je suis ultra depuis 1994, c’est mon père qui m’amenait au stade au milieu des années 80, du temps du grand Bordeaux […] On nous a diabolisés, caricaturés, et le groupe s’est créé dans et atmosphère-là. Ça lui a forgé son identité, et on a réussi malgré ça à perdurer […] Aujourd’hui, il n’y a même plus besoin de passer par une décision de justice pour interdire quelqu’un de stade… On soupçonne quelqu’un d’être potentiellement dangereux, donc on l’interdit administrativement de stade sans passer par un tribunal ».

Retranscription Girondins4Ever