Jean-Claude Darmon : “Jean-Louis Gasset est capable d’amener les Girondins là où il faut, à supposer qu’il ait l’effectif qu’il lui faut”

(Photo by William STEVENS/Gamma-Rapho via Getty Images)

Jean-Claude Darmon, “le bras séculier financier de Claude Bez” comme il s’est défini lui-même, est revenu sur son attachement aux Girondins de Bordeaux sur ARL ce soir. « J’ai deux clubs où je me suis épanoui, où j’ai eu des sentiments forts, auxquels j’étais viscéralement attaché, c’est le FC Nantes où j’ai débuté, et les Girondins de Bordeaux. C’étaient les grandes équipes des années 80, avec des dirigeants de qualité. C’est clair que dans mon cœur, tout en haut, il y a Bordeaux et Nantes, puis ensuite l’OM parce que je suis quand même né à Marseille. L’OM existe sauf que je n’ai pas partagé les mêmes choses à l’OM qu’avec les Girondins de Bordeaux. C’est marrant, j’étais totalement intégré à Bordeaux, c’était assez spécial. J’étais proche de Claude Bez, mais également de Jacques Chaban Delmas, qui avait pour moi beaucoup d’affection. Pourtant, ce n’était pas un homme à s’ouvrir comme ça, mais il avait conscience du poids que je représentais pour le club et la ville de Bordeaux, ce qu’il avait expliqué lors d’une interview sur France 2 à l’époque ».

L’homme de 78 ans, à la genèse des droits TV mais également du marketing sportif, s’est souvenu de la bataille entre Claude Bez et Bernard Tapie de l’époque. « Il y avait un homme de parole qui avait le sens de l’honneur, le sens de la parole donnée, qui croyait à ce qu’il faisait. Puis il y en avait un autre qui était un homme qui était un voltigeur, qui avait une notion totalement différente du sportif. On est tombé à un moment où il y avait trois hommes dans le football : Jean-Luc Lagardère qui a mis la révolution sur le plan des salaires. Puis Bernard Tapie, et Claude Bez. Ça a été ensuite la guerre à outrance sur les transferts, les sommes étaient affolantes, Claude avait du mal à garder ses joueurs. Lui-même avait du mal à recruter d’autres joueurs, mais la qualité des Girondins de l’époque faisaient que grâce à cette notoriété, à Aimé (Jacquet), Didier (Couecou), etc, les Girondins ont gardé leur standing ».

Aujourd’hui, il ne suit plus exactement le club au scapulaire comme à l’époque. « Très honnêtement, je ne les connais plus. Ces Girondins-là… Je suis incapable de citer un nom des joueurs actuels. Il y a eu des hauts et des bas, je me suis arrêté au niveau de Laurent (Blanc). Aujourd’hui, vous avez une chance phénoménale d’avoir un entraineur de très, très grande qualité. J’espère qu’il va réussir, c’est un homme que je connais bien, qui a été le support de Laurent Blanc, qui a été formé à Montpellier, et qui est capable d’amener les Girondins là où il faut, à supposer qu’il ait l’effectif qu’il lui faut ».

Retranscription Girondins4Ever