Laurent Koscielny : “Je ne sais pas combien de temps il me reste devant moi, mais j’essaie de croquer le maximum, ne pas avoir de regrets. Je suis inquiet pour certains”

(Photo by Sandra Ruhaut/Icon Sport)

Laurent Koscielny, en conférence de presse, a expliqué que le groupe des Girondins de Bordeaux vivait trop bien, à savoir qu’il se reposait sur ses acquis et pouvait se relâcher rapidement, puis perdre pied comme à Monaco. Le capitaine bordelais a du mal avec cet état d’esprit, qui ne fait pas avancer une équipe, un club.

“Quand je dis qu’il vit trop bien, c’est quand tout est rose et que tout va bien… Mais quand il y a de mauvais résultats, tout ne peut pas être rose. C’est surtout là-dessus où en fait, le fait de se dire les choses, n’est pas quelque chose de négatif en soi. Ce n’est pas parce que je te dis que tu n’as pas été bon sur ce match, que c’est négatif. En fait, je veux que tu prennes conscience que tu es capable de faire beaucoup mieux que ça, avec de l’exigence, du travail au quotidien, comme je le dis souvent aux jeunes. Vous avez les qualités techniques, mais ça ne suffira pas pour faire de grandes carrières sur le temps. Vous avez besoin de l’exigence, d’être tout le temps les meilleurs sur le terrain. Pour ça, il faut travailler. Si les choses négatives te mettent dans le trou, tu ne vas jamais y arriver. Que ce soit dans le monde du foot ou de la vie de tous les jours, ce sont des choses qui doivent de permettre de te surpasser et d’aller chercher encore au plus profond de toi pour être le meilleur. Si ça me fait bizarre d’être confronté à cette situation après toutes ces années à Arsenal ? Oui, un petit peu parce que je trouve qu’on a la chance de pouvoir faire un métier incroyable. Avec la crise du Covid, on a la chance de pouvoir venir tous les jours au Haillan, de s’entraîner sur une belle pelouse, il fait beau… En fait, je n’ai pas envie que les joueurs aient des regrets dans le futur, à se dire « j’aurais pu faire plus là-dessus, à l’entraînement… ». On a une chance incroyable. J’ai 35 ans maintenant, je ne sais pas combien de temps il me reste devant moi, mais j’essaie de croquer le maximum de ce que j’ai sur le terrain, parce que c’est ma passion et je me dois d’être un travailleur, d’être professionnel et faire ce qu’il faut pour avoir les meilleurs résultats sportifs, pour mon équipe, pour mon club. Surtout ne pas avoir de regrets. Bien sûr, je suis inquiet pour certains.

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