Clément Carpentier : “C’est ce qui manque véritablement à ces joueurs, la culture de la gagne ! Il faut des gens avec du caractère, identifiés Girondins de Bordeaux”

Clément Carpentier, pour France Bleu Gironde, a évoqué sur quels ressorts pourraient agir Jean-Louis Gasset après la défaite face à Monaco et sur les problèmes de culture de la gagne qu’il rencontre comme ceux qui l’ont précédé sur le banc bordelais.

« On se met à la place de Jean-Louis Gasset, ce n’est pas évident de trouver des solutions. Là, il a quand même tenté une autre solution, c’est le gros coup de gueule après un match, en espérant que ses joueurs allaient avoir un peu d’amour propre pour réagir au prochain match face à Montpellier. Il a un peu épuisé tous les ressorts. Déjà, il change des joueurs en cours de match, parfois ça les fait réagir, parfois pas. Ensuite, il essaye plein de schémas tactiques différents qui ne fonctionnent pas non plus. C’est à lui de trouver la solution puisqu’il est payé pour ça, mais elles commencent à s’amenuiser de jour en jour et de match en match […] Après, je ne comprends pas trop non plus ses consignes. Il change d’équipe à chaque rencontre, donc c’est compliqué de trouver une stabilité pour les joueurs. On ne sait pas véritablement si son équipe joue le contre ou le pressing haut, ou le jeu de possession. Il n’y a rien de défini au bout de neuf matches. On ne sait toujours pas le style de jeu. Alors, c’est un véritable meneur d’hommes, un très bon entraineur, mais au bout d’un moment il y a d’autres choses à mettre en place. Aujourd’hui, on ne sait pas quelles sont les consignes qu’il donne à ses joueurs. C’est vraiment très compliqué de comprendre, je me mets à la place des joueurs. Contrairement à d’autres, je ne pense pas qu’à partir du moment où ils prennent un but ils plongent, c’est juste qu’ils ont une absence de réaction, et ça ne date pas d’aujourd’hui. Paulo Sousa avait la même problématique, il parlait d’amener la culture de la gagne dans ce club. C’est ce qui manque véritablement à ces joueurs, la culture de la gagne ! Avoir de l’orgueil, de l’amour propre, réagir quand on se fait marcher dessus ou quand on prend un but. Et aujourd’hui, ils n’y en a aucun qui semble avoir ça et apporter ça à ses coéquipiers, en montrant l’exemple. C’est très compliqué à comprendre, et le problème ne date pas d’hier. Je ne vois pas comment vous pouvez changer ça si vous ne changez pas les onze joueurs qui sont titulaires, voire tout l’effectif. Il faut des gens avec du caractère, des gens identifiés Girondins de Bordeaux. Il y a aussi cette problématique. La dernière personne qui avait vraiment le club dans son cœur, c’est Jules Koundé. Aujourd’hui, dans l’effectif, je ne vois pas qui est, de façon identitaire, attaché à ce club. On parle juste d’état d’esprit, le problème est là, et est là depuis longtemps ».

Retranscription Girondins4Ever