Ludovic Obraniak : “Ne jamais renoncer, d’aller la chercher… C’est ce que je reproche des fois à l’équipe actuelle, je ne vois pas de mecs capables de sonner la révolte”

Ludovic Obraniak, sur GirondinsAnalyse, est revenu sur la double confrontation en Europa League de 2012 entre Bordeaux et l’Etoile Rouge de Belgrade où les Girondins se sont qualifiés grâce à une victoire 3 buts à 2 au match retour.

« Il ne me touche pas, non… j’étais comme un dingue. En fait, ça a été deux matches… Là-bas, on s’était fait recevoir, correct… C’était la chape de plomb dans ce stade, ce n’était pas simple. Ils nous ont fait subir un traitement… Et sur le match retour, j’avais une petite revanche à prendre. J’avais une super occasion au match aller, qui peut déterminer la suite de la double confrontation. Et je me rate… Sur les deux confrontations, ils n’ont pas arrêté de nous chambrer. On avait une haine… Et quand ils ont marqué, j’ai tout de suite été chercher le ballon… J’étais déterminé à gagner ce match-là. Le mec en face avait été bizarre avec ses pieds tout au long du match, il avait une attitude un peu atypique… Je me suis dit que c’était le moment ou jamais. J’ai sprinté sur lui, et je suis tombé. Je suis au niveau de 18m, mais ligne de corner quasiment. Je ne suis pas dangereux, et je me laisse tomber. L’arbitre, qui a sifflé contre nous tout le match, là, il siffle pour nous…  Quand Gouffran va tirer le penalty, il en fallait une sacrée paire, il y avait une pression (rires). Ça a été un grand moment fédérateur pour le groupe. Ne jamais renoncer, d’aller la chercher… C’est ce que je reproche des fois à l’équipe actuelle, je ne vois pas de mecs capables de sonner la révolte. Ce qui m’attriste d’autant plus c’est que le mec qui sonne la révolte, il n’a pas joué depuis un an et demi… Le mec n’a pas joué depuis un an et demi, il fait de meilleures prestations, même sur le plan physique, que les autres joueurs… ».

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