Vincent Romain : “Il y aura zéro moyen pour renforcer l’équipe. Peut-être éventuellement un prêt ou un joueur libre, mais ces bonnes affaires-là, ça ne court pas les rues”

Dans le dernier Sportcast de Sud Ouest, Vincent Romain s’est projeté sur la stratégie de King Street pour les Girondins de Bordeaux avec ce mercato d’hiver qui arrive. Ayant cruellement besoin de rentrées d’argent, que fera le fonds d’investissement ? Vendre un ou plusieurs joueurs ?

« A l’heure où on parle, l’équipe n’est pas en danger pour son maintien. Elle a réussi de bonnes performances, elle a un groupe assez étoffé, et il y a pas mal de clubs qui semblent un peu moins équipés pour se maintenir. Par contre si en janvier il y a deux-trois départs de joueurs qui sont importants, qui jouent beaucoup, et qu’aucun recrutement n’est fait à côté pour contrebalancer, là l’équipe sera vraiment affaiblie et potentiellement pourra se retrouver en danger pour la seconde partie de la saison. Mais ça, ce sera un risque assumé parce qu’il y aura zéro moyen pour renforcer l’équipe. Peut-être éventuellement un prêt ou un joueur libre, mais ces bonnes affaires-là, ça ne court pas les rues. Et faire monter les jeunes… Sauf que les jeunes, on le voit bien, il y a des exemples partout, ce n’est pas en claquant des doigts qu’un jeune devient performant et commence à porter l’équipe. L’exemple de Yacine Adli le prouve. Il est arrivé à Bordeaux il y a presque deux ans, il n’a toujours pas trouvé la régularité qu’il faut pour s’imposer définitivement dans un club de milieu de tableau de Ligue 1. Ne miser que sur des jeunes, c’est évidemment dangereux. Ça le sera sur la seconde partie de saison s’il y a beaucoup de départs, et ça le sera encore plus la saison prochaine car il y aura encore plus de départs avec neuf joueurs en fin de contrat en juin ».

Retranscription Girondins4Ever