Cédric Carrasso : “Il m’a toujours tenu plus ou moins responsable de sa fin d’aventure aux Girondins en tant que titulaire. On m’a toujours dit que c’était quelqu’un de rancunier”

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Sur AS Foot, émission présentée et animée par Nando Chachalana, Cédric Carrasso a été questionné sur sa relation aux Girondins de Bordeaux avec Ulrich Ramé, que ce soit dans le groupe professionnel, ou ensuite lorsque “Youl” fut dirigeant.

« Il y a eu énormément de choses. Ma relation avec Ulrich est toute simple, il faut reprendre du départ pour comprendre tout ce qui s’est passé par la suite. Au départ, quand je signe aux Girondins de Bordeaux, c’est Ulrich le gardien, et Laurent Blanc cherche un gardien pour que ce soit plus performant, plus jeune, et plus apte à prendre la suite sur le long terme au club. Quand je signe, Ulrich est encore là, il est second gardien, mais voilà… Moi, ça se fait tout naturellement. J’ai connu ça par le passé, quand je suis à Marseille, j’ai eu Fabien Barthez avec moi. Au niveau respect de l’ancien, je sais ce que c’est. J’ai toujours respecté les anciens, je le fais encore aujourd’hui. Ulrich est quelqu’un qui a énormément apporté aux Girondins de Bordeaux. Des trucs bêtes… Par exemple, quand tu es gardien à l’entrainement, sur un spécifique, c’est souvent par ordre… J’ai toujours gardé ce truc, j’ai toujours suivi. J’ai toujours gardé ce respect jusqu’au bout, en fait. Sauf que sur ma dernière saison, et ce que j’ai appris… Ce qui est revenu à mes oreilles, et ce qui s’est avéré être plus ou moins vrai, c’est qu’il a toujours eu en travers le fait que… Il m’a toujours tenu plus ou moins responsable de sa fin d’aventure aux Girondins en tant que titulaire. Ce sont des choses qui arrivent à tout le monde, ce sont des passassions de pouvoir. Je l’ai connu avec Fabien Barthez. Après, ce sont des ‘on dit’. Moi, j’ai seulement de bons souvenirs et surtout du respect de l’ancien. On a eu une ou deux explications, ça n’a abouti à rien. J’ai discuté avec lui, après un match j’essayais de discuter dans les travées du stade, d’en savoir un peu plus. Il était dirigeant et moi joueur. Je me suis pas mal de questions d’ailleurs… C’était juste avant ma dernière saison. Je reviens de ma blessure du genou – après l’histoire Bernardoni – je suis prêt pour la reprise. Gourvennec m’appelle même pendant les vacances en expliquant ce qu’il veut faire, etc. J’étais un élément important des Girondins, et à ce moment-là j’étais au top physiquement, mentalement, j’étais prêt à reprendre. Et pendant la pré-saison, j’ai eu le sentiment que d’un coup le discours changeait, qu’on me ralentissait ma reprise. J’avais du mal à comprendre, alors que j’étais prêt à jouer. Je me posais des questions… Pourquoi le discours de Gourvennec change ? J’ai plus ou moins compris qu’on a essayé de ralentir mon retour. Je n’ai jamais eu de problème directement avec Ulrich, je pense qu’il faudrait plus lui poser la question, à lui, s’il a eu des problèmes ou un souci avec moi. Mais moi, je n’en ai pas eus. Lui a été dans les décisionnaires, et a été influent dans pas mal de choses. Mais de mon côté, il n’y avait aucun problème, et surtout aucun manque de respect de ma part. La première question que je lui ai posé c’était : ‘est-ce qu’à un moment donné je t’ai fait quelque chose qui t’a fait te sentir mal ?’. On m’a toujours dit que c’était quelqu’un de rancunier. Mais c’est oublié… »

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