Christophe Monzie : « On a affaire à beaucoup de gens qui fonctionnent comme des négociants. Si j’allais plus loin, si j’étais encore plus dur, je dirais même des négriers. Mais je ne vais pas aller jusque là »

Christophe Monzie s’est exprimé sur les choix des dirigeants des Girondins de Bordeaux, et notamment ceux d’écarter Laurent Koscielny et Otávio, vis-à-vis du mercato.

« L’équation posée par Laurent Koscielny bloque un peu le reste. Il y a Otávio également, et tous les autres. Vouloir se séparer des joueurs, ce n’est pas nouveau, on l’entendait déjà l’année dernière. On a affaire à beaucoup de gens qui fonctionnent comme des négociants. Si j’allais plus loin, si j’étais encore plus dur, je dirais même des négriers. Mais je ne vais pas aller jusque là, quand même. On a l’impression que les joueurs sont vraiment devenus une marchandise, et ce qui est vrai un jour ne l’est pas forcément le lendemain. Otávio nous avait dit à la fin du mois d’octobre qu’il se voyait très bien à Bordeaux, et aujourd’hui il est devenu indésirable. Laurent Koscielny a expliqué qu’il a consenti une baisse de salaire, et quand l’avocate du club est venue le voir au mois d’août, il a accepté de différer certains versements (pour notamment que Bordeaux puisse lever l’option d’achat de Sissokho, ndlr). Il a aussi joué blessé… Si sur le plan du salaire on peut comprendre les justifications de Gérard Lopez pour essayer de joindre les deux bouts, sur le plan humain et sur le plan sportif, il n’y a absolument rien à reprocher à Laurent Koscielny. C’est le joueur qui sur un an et demi a été le mieux noté par tous les médias spécialisés dans le football, avec Benoit Costil. Il n’y a même pas débat. Otávio était le seul joueur de couper les transmissions à Rennes, et l’expérience a été cruelle… Ca peut changer, mais en l’état actuel des choses, Bordeaux ne peut se passer ni de l’un, ni de l’autre ».

ARL

Retranscription Girondins4Ever