Danylo Ignatenko répond à toutes les questions sur la guerre en Ukraine : famille, amis, armes, prêt avec les Girondins…

Danylo Ignatenko a été questionné pendant six longues minutes sur sa manière de vivre le conflit entre son pays, l’Ukraine, et la Russie. Si le milieu de terrain des Girondins de Bordeaux n’est pas apparu gêné lors des premières questions, cela a été un peu plus le cas au fil de l’entretien.

« Je me sens très bien. Je me prépare pour le match. Toute ma famille m’a rejoint, je suis très content. J’avoue que ces derniers jours n’ont pas été très faciles, avant que ma famille arrive en France. Mais je voudrais remercier le club, et tout particulièrement le Président du club, qui a tout fait pour aider ma famille, pour qu’elle puisse venir ici ».

Est-ce qu’il arrive à penser au foot ?

« Bien entendu, que je m’inquiète pour tous ceux qui sont restés en Ukraine. Il y a encore des personnes. Toute ma famille n’est pas encore venue ici, il y a mon père qui est resté là-bas, ma grand-mère, et d’autres membres de ma famille. Mais dernièrement, j’ai essayé de ne pas regarder les actualités, je ne regarde plus souvent. Je me concentre sur le jeu, le match, le football ».

A t-il pensé à prendre les armes ?

« Bien sûr. Je sais que certains sportifs ont pris les armes pour aller défendre le pays. Bien sûr que j’y ai pensé. Si je savais que je pouvais aider mon pays, je l’aurai fait. Mais je sais malheureusement que cette situation va durer, et je pense que le mieux que je puisse faire c’est continuer de jouer, de bien jouer ».

Un conflit qui le touche particulièrement car il a vécu/joué dans toutes les villes attaquées

« Dans toutes les villes, j’ai des amis, je connais bien toutes ces villes… Ça me fait vraiment très mal de voir tous ces gens qui meurent, les enfants qui meurent, et ce conflit qui dure. Je ne veux pas penser à ça, je ne veux pas voir ça, j’essaye ».

A t-il pensé à casser son prêt avec les Girondins ?

« Je ne veux vraiment pas parler de ça. La seule que je peux faire, c’est prier pour ceux qui sont restés là-bas. Je n’ai pas eu cette idée de casser le contrat avec les Girondins de Bordeaux et, de toute manière, personne ne pensait que ce conflit allait durer aussi longtemps quand il a éclaté. Maintenant, je veux juste jouer, continuer de jouer »

Comment a t-il reçu le soutien du public clermontois il y a deux semaines ?

« J’étais très touché. J’étais vraiment très surpris que chez un adversaire, les supporters adverses m’aient encouragé, soutenu. Les joueurs de Clermont m’ont aussi encouragé et sont venus me dire de rester fort. Bien sûr, je les remercie, mais avant tout je remercie mon club, les Girondins de Bordeaux, de son soutien ».

Retranscription Girondins4Ever