Nicolas Paolorsi : “Benoit Costil, cela fait cinq ans qu’il est au club, et il s’est toujours battu pour défendre l’institution des Girondins de Bordeaux, alors que ça n’a pas été facile”

Nicolas Paolorsi a rappelé que Benoit Costil avait toujours, depuis son arrivée aux Girondins de Bordeaux, défendu l’institution, se mettant en avant pour protéger le club des remous. Le journaliste est également revenu sur les mots de Gérard Lopez après le match, qui a ouvertement incriminé ses joueurs.

« Il y a une rupture totale entre la direction et ses joueurs. Il y a un Président qui a pris complètement la position de ses supporters. Personnellement, Benoit Costil, cela fait cinq ans qu’il est au club, et il s’est toujours battu pour défendre l’institution des Girondins de Bordeaux, alors que ça n’a pas été facile sur ces cinq ans… Il y en a eu des revirements de situations, des situations et des contextes très difficiles. Il a toujours fait le dos rond, il a toujours assumé face à la presse. C’est vrai qu’on ne comprend pas trop. Nous, les journalistes, on était un peu abasourdis, de se dire ‘mais c’est bizarre, personne ne vient défendre Benoit Costil’, juste pour dire ‘on ne cautionne pas les Ultras, on défend notre gardien de but qui va être important pour aller chercher le maintien’. C’est un contexte très particulier, très spécial, il y a une vraie rupture au sein des Girondins. Autant, jusqu’à avant on utilisait beaucoup le terme d’union sacrée, et c’est vrai que les Ultramarines ont tout fait pour la conserver, pour aller chercher des résultats ensemble, pour que les joueurs soient mobilisés et concernés. Là, on sent que ça y est, c’est en train d’exploser dans tous les sens, et ce n’est pas terminé, j’en ai bien peur ».

« En fait, le Président charge les joueurs, et là c’est très dangereux, je peux te le dire… »

« Il fallait absolument retrouver ce lien avec les Ultras bordelais, parce que c’était l’enfer l’affrontement entre les Ultramarines et Frédéric Longuépée. Tout était cassé, il n’y avait plus d’ambiance au stade, donc il fallait retrouver ça. Ça, Gérard Lopez l’a bien fait. Maintenant, est-ce qu’on n’est pas dans un extrême complètement inverse actuellement ? La question peut se poser ».

RMC

Retranscription Girondins4Ever