Quelles sanctions risque-t-on pour le prochain match des Girondins à domicile face à Metz ?

Le spectacle en avant match dans la tribune du Virage Sud fut beau. Un grand tifo avait été préparé depuis un moment, avec la banderole « Depuis 35 ans les fumigènes sont dans notre ADN », puis des fumigènes, torches, et surtout pots de fumée de toutes les couleurs sont apparus… L’ambiance fut belle, et fit démarrer le match sur d’excellentes bases, à tel point que les joueurs, comme galvanisés par le show des tribunes, semblaient vouloir directement en découdre avec Montpellier. Malheureusement, le seul hic, c’est que la fumée mit du temps à se dissiper, et que la coup d’envoi a été repoussé d’un bon quart d’heure, avec en prime une rentrée aux vestiaires pour les deux équipes.

Ainsi, l’on peut évidemment craindre une belle grosse amende pour ces fumigènes, mais ce n’est pas tout. Comme vous le savez, il y eut une altercation entre des supporters du Virage Sud, et Benoit Costil à la mi-temps de la rencontre. Cet événement n’est pas passé inaperçu puisque toute la presse et tous les supporters en ont parlé, et en parlent encore aujourd’hui. Il correspond aussi, vis-à-vis de la “position” au stade, aux événements du fameux Bordeaux-Nîmes du 3 décembre 2019 (pour des raisons évidemment toutes autres, dans un conflit ouvert avec Frédéric Longuépée qui voulait à l’époque interdire aux supporters de s’exprimer) qui a valu une fermeture à titre conservatoire du Virage Sud. La raison était précisément : “comportement des supporters du FC Girondins de Bordeaux, et usage d’engins pyrotechniques”.

A cela, malheureusement, des bouteilles d’eau ont volé lorsque Florent Mollet est venu célébrer son but à côté des cages de Benoit Costil, ce qui a été constaté par les médias et aussi le corps arbitral.

Enfin, évidemment, la confrontation à la sortie entre des centaines de personnes exprimant leur mécontentement (légitime après cette nouvelle débâcle) et les joueurs bordelais, bien qu’elle se soit terminée sans heurts, est loin d’être passée inaperçue également.

Cela fait deux semaines consécutives que l’ambiance en avant match est belle, après ce parcage également remplis de fumigènes au Parc des Princes, pour une fin que l’on connait : une défaite des Girondins sur le terrain. Si évidemment ces événements n’expliquent aucunement ces défaites, ils pourraient priver leurs plus fervents supporters d’une présence au stade pour les rencontres (plus que) capitales qui nous attendent, notamment face à Metz d’ici trois semaines. Réponse probablement mercredi soir, lors de la publication du rapport de la commission de discipline.