Dorian Bercheny : “On joue avec la pression, on a peur. Ils ne peuvent pas dire ça aux supporters”

Photo Emery Taisne – Lequipe

Sur France Bleu Gironde, dans l’émission 100% Girondins, Dorian Bercheny, journaliste pour la radio, a abordé le sujet des joueurs. Au coup d’envoi il y a seulement trois joueurs qui étaient au club la saison dernière, Costil, Mara et Hwang.

Est-ce qu’on peut comprendre un club quand on a une équipe de départ qui est constitué à majorité, de joueurs à peine arrivés depuis 8 mois maximum ?

 

“Oui, on touche le problème on a l’impression et c’est toujours torts partagés. Les joueurs lorsqu’ils ont été prendre la parole devant les supporters après la rencontre… On joue avec la pression, on a peur. Ils ne peuvent pas dire ça aux supporters. Les supporters ont des torts. Il y a des comportements qui n’ont rien à faire dans une enceinte sportive parce que c’est tout simplement des hommes avant d’être des joueurs. Et on ne peut pas cautionner quand on est joueurs des Girondins et de l’institution Girondins… On ne peut pas dire vous nous mettez la pression. C’est la première chose déjà. Tout a été fait dans l’urgence. Le recrutement parce qu’il y a la réalité économique. Il y a eu la nomination de Gérard Lopez qui a été très tardive donc la nomination de l’entraîneur qui a été très tardive. Donc là-dessus, on a un train de retard forcément. Quand on est dans cette situation là, il faut que le groupe entier tire dans le même sens et voir l’intérêt collectif avant tout le reste. Est-ce que c’est le cas aujourd’hui de tous les joueurs ? Et notamment des prêtés qui se disent on va effectivement courber l’échine, on ne va pas faire de vagues. Il reste 3 mois et on verra après pour partir sur un projet un petit peu plus solide. Cela doit forcément exister. On ne peut pas aujourd’hui nous dire le contraire. Ce qui veut dire que comme tout le monde n’est pas dans la même optique de tirer le groupe et de penser au collectif en priorité mais ce qui peut s’entendre. La situation actuelle rend ces comportements là, finalement assez naturels. Ce qui touche le problème, c’est qu’on est dans un cercle vicieux. Oui, il n’y a plus grand-chose qui fonctionne. On a le cœur qui veut croire au maintien mais la raison qui nous dit qu’on est dans une situation dramatique. Parce que c’est tout finalement qui ne fonctionne pas. Il n’y a pas que le sportif. C’est un ensemble de choses, de détails qui font que l’institution bordelaise, chaque semaine on a  l’impression qu’elle s’enfonce un peu plus… On a toujours l’impression qu’on a touché le fond et qu’on va pouvoir rebondi mais il y a toujours la petite nouveauté qui enfonce encore plus.

 

 

Retranscription Girondins4Ever