Frédéric Hermel : “On sait ce qui se passe en France. On sait qu’il y a des violences, qu’être taxé de raciste, c’est comme si on te mettait une cible sur toi”

Frédéric Hermel s’est exprimé sur la situation actuelle des Girondins de Bordeaux, vis-à-vis du dossier Benoit Costil.

« Quand un Président est du côté des supporters, c’est que ça va très mal dans un club. On a tous vu ce genre de tendance populiste même dans des grands clubs européens, et ça ne sent jamais bon quand un Président n’est pas capable de défendre ses joueurs, quand un Président craint ses supporters. Si Gérard Lopez ne dit rien, c’est parce qu’il craint les Ultras. Quand les Ultras prennent le pouvoir dans un club, c’est le début de la fin. En général, dans ces cas comme ça, le Président les craint et il s’en sert, c’est les deux mon capitaine ».

Le journaliste et commentateur explique que les Ultramarines ne sont pas forcément représentatifs de ce que les supporters bordelais pensent.

« Ils sont 100, 150, alors qu’il y a des milliers, des centaines de milliers de supporters des Girondins de Bordeaux dans le monde, qui sont aussi légitimes que le mec qui va au Virage Sud tous les week-ends, ils aiment le club aussi ! A leur manière ! ».

Enfin, Fréd Hermel assure que de dire à toute une tribune, en plein match, que Benoit Costil serait raciste, peut être très dangereux.

« Dans la loi, c’est puni, ce sont des dénonciations calomnieuses. C’est très dangereux. L’accusation de racisme, ça met en danger. On sait ce qui se passe en France. On sait qu’il y a des violences, qu’être taxé de raciste, c’est comme si on te mettait une cible sur toi. Dans un pays qui est malheureusement victime du terrorisme… On ne sait pas ce qui peut se passer. Donc c’est extrêmement dangereux ce qui s’est passé ».

RMC

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