Didier Tholot : “Le football se joue essentiellement devant du public. Donc, ça veut dire qu’on a besoin de supporters, besoin de passionnés, besoin d’Ultras”

(Photo by Dave Winter/Icon Sport)

Sur France Bleu Gironde, dans l’émission 100% Girondins, Didier Tholot, ancien joueur de Girondins et actuel entraîneur du Pau FC en Ligue 2, s’est exprimé sur la relation entre les supporters et les joueurs de foot.

C’est aux amoureux du football que ce sport appartient finalement.

Quel est ton regard en tant qu’ancien joueur et entraîneur aujourd’hui, sur ce phénomène là ?

 

Le football se joue essentiellement devant du public. Donc, ça veut dire qu’on a besoin de supporters, besoin de passionnés, besoin d’ Ultras. Après ce que je vois en ce moment à Bordeaux me désole un peu parce qu’aujourd’hui la priorité, c’est parler football, c’est parler résultats, c’est parler de la manière de s’en sortir. Aujourd’hui quelque part, de savoir ce qu’on a pu dire dans les tribunes, la réaction d’un joueur ou deux joueurs… Aujourd’hui, c’est devenu le fait numéro 1. On ne parle que de ça et moi, j’ai vite envie qu’on repasse à autre chose, c’est-à-dire parler football pour pouvoir s’en sortir.

 

Est-ce que cela impact ? Est-ce que le vestiaire et dévasté selon toi ? C’est le mot qui te viendrai aussi ou pas ?

 

“Dévasté je ne sais pas mais marqué certainement. Après, je pense qu’il faut être très mesuré par rapport à ça. Quand on a un public et qu’on est un sur un terrain de football, on s’attend à cela aussi. On est critiquables, on n’est pas irréprochables. On ne peut pas être portés aux nues que quand il y a des résultats et faire le beau et ne pas accepter aussi les critiques. Mais je pense qu’il y a un juste milieu aujourd’hui dans l’intérêt de tout le monde. Il y a encore des matchs à jouer et je crois que dans l’intérêt de tout le monde, c’est que ce climat s’apaise et que supporters, Ultras, joueurs, club soient uniquement tournés vers un objectif et mettre tout en œuvre, même si l’objectif devient de plus en plus difficile. Aujourd’hui entre le possible et l’impossible il y a que 2 lettres.”

 

 

Retranscription Girondins4Ever