« Catastrophique », « scandaleux », « risée du championnat », « perte d’âme et d’identité »… Marc Planus fait le bilan de la saison des Girondins

Sur ARL, Marc Planus a été invité à s’exprimer sur la saison des Girondins de Bordeaux, et a fait le bilan de cette saison catastrophique.

« Le bilan est là. Tout a déjà été dit sur la saison. Après, c’est très facile de critiquer maintenant et de dire qu’on aurait dû faire différemment. Mais quand vous commencez la saison avec un entraineur qui ne connait pas le championnat, qui ne parle la langue, qui ne recrute aucun joueur, qu’il arrive à la fin de la préparation physique… Que vous recrutez des joueurs qui ne connaissent pas du tout le championnat, qui ne parle pas la langue… Déjà, vous vous tirez une balle dans le pied avant le début du championnat. On savait que ce serait compliqué. Que ce soit aussi compliqué, non, mais c’est sûr que le bilan est catastrophique. Les pertes humaines vont être considérables, et ça c’est ce qui me chagrine le plus ».

Pour l’ancien défenseur central bordelais, évidemment qu’une descente est un moment triste, mais il veut surtout retenir le drame humaine que cela va être, ainsi que la perte d’identité.

« Ce n’est pas tant les résultats sportifs qui me déçoivent, c’est l’image du club. Sportivement, cela peut arriver, certaines années… Alors, être 20ème, non, pour Bordeaux c’est scandaleux, mais ce n’est pas le sportif qui me touche le plus, c’est l’image du club. On est la risée du championnat français, il n’y a rien qui est cohérent avec l’institution. Tout a été bafoué à tous les étages. C’est plus de voir certains salariés qui sont là depuis 10-15 ans… J’en ai passé 26 aux Girondins, et je sais qu’ils paniquent tous parce qu’ils ne savent pas comment ils vont être mangés. Ils savent que ça va mal se terminer, mais dans quelles proportions, voilà… Après, pour moi, à partir du moment où Jean-Louis Triaud a été mis de côté par M6, je savais que le club allait perdre une grosse partie de son âme. Jamais je ne pensais qu’on allait tomber si bas, mais je savais qu’on allait perdre une grosse partie de notre identité de club familial, en éloignant des gens du cru. Jean-Louis Triaud était le dernier qui maitrisait l’institution ».

Retranscription Girondins4Ever