Fabrice Abriel : « Quand on est dans la posture d’un adjoint, d’un entraineur, on ne peut pas être dans l’émotion »

Sur ARL, Fabrice Abriel, ancien joueur du FC Lorient et coach de Fleury aujourd’hui, a réagi aux larmes de Jaroslav Plasil, après la dernière défaite des Girondins de Bordeaux face à Angers.

« Je pense que malheureusement, quand on est dans la posture d’un adjoint, d’un entraineur, on ne peut pas être dans l’émotion. Ça fait très mal, mais est-ce que tout a été mis en place dans le travail, est-ce qu’ils ont pris les décisions qu’il fallait prendre au moment où il fallait les prendre ?! Je pense qu’il y a besoin de guides, même si c’est difficile de guider dans cette difficulté, où tout le monde a beaucoup de brouillard dans les yeux, où c’est difficile d’y voir clair. Il faut des guides, des leaders sur le terrain mais aussi sur le banc, dans le board. Des leaders, et des leaders qui sont ensemble. A un moment donné, il faut sauver ce club… On n’est plus dans les arrangements, la zone de confort, l’amitié… A un moment donné il faut trancher et faire ce qui est bon pour sauver le club. Par exemple, je ne suis pas sûr qu’on puisse se passer de tous ces joueurs sous contrat, ceux qu’on a mis sur le côté. Même si je ne connais pas les tenants et les aboutissants, mais les Koscielny, Baysse… Je ne sais pas si Bordeaux, aujourd’hui, peut se priver de ces joueurs-là. A un moment, on a besoin de tout le monde pour progresser, etc. Je ne sais pas ce qui s’est passé, mais il semblerait que les décisions qui ont été prises au fur et à mesure de la saison n’ont jamais inversé la dynamique. La dynamique négative a toujours continué, ça n’a jamais créé le levier qu’on pensait créer ».

Bordeaux a encore une infime chance de maintien…

« Je vais surtout regarder ce que Saint-Etienne va faire… C’est bien de dire ‘si on gagne les deux derniers matches’, mais si Saint-Etienne gagne, c’est terminé. Le destin n’est plus entre leurs mains. Quand ils avaient encore le destin entre leurs mains, ils ne l’ont pas utilisé. Maintenant qu’ils ne l’ont plus, ce sera compliqué. La seule chose à laquelle ils peuvent penser, c’est de faire quelque chose ensemble contre Lorient. S’ils ont de la chance, peut-être que Saint-Etienne ne fera pas un bon résultat contre Reims, qui est une des équipes en forme du moment. Mais Lorient aussi joue son maintien donc on va dire que c’est la dernière chance ».

Retranscription Girondins4Ever