Dorian Bercheny : « Il faisait de la peine, parce qu’il y a l’humain derrière »

Sur France Bleu GirondeDorian Bercheny, journaliste pour la radio, s’est exprimé sur la dernière conférence de presse de David Guion, le coach des Girondins de Bordeaux ayant montré un tout autre visage que l’habituel.

« Pas d’équipe réserve, pas d’équipe féminine, pas de jeunes… C’était le calme plat au Haillan, c’était presque bizarre. Cela fait écho à la situation des Girondins, comme si le temps s’était arrêté quelques jours, en attendant l’épilogue d’une saison. Quand David Guion est arrivé devant la presse, il y avait la bouche qui parlait, qui disait qu’elle y croyait encore parce que mathématiquement ce n’est pas fait, mais il y avait quand même une certaine dose de fatalité… Il faisait de la peine, parce qu’il y a l’humain derrière. On avait un homme en face de nous qui faisait de la peine, on avait l’impression qu’il n’avait pas les armes, et ça c’est compliqué quand tu es en face. Cela veut dire qu’il n’a pas de torts, ils sont partagés, forcément, mais cela devient compliqué… Il a en plus cette force d’être relativement frais. Mais je pense que tout le monde est un peu usé par cette situation, c’est logique avec les résultats, mais on le sent peut-être encore plus avec le poids de l’institution. Il ne faut pas oublier, et on va saluer encore les supporters, que globalement il n’y a pas une pression énorme sur les épaules des bordelais. Il n’y a pas ne serait-ce qu’un supporter devant Le Haillan… Ils sont quand même dans un petit cocon de calme ».

Autre sujet, le stade, ce soir, face à Lorient. A quoi devons-nous nous attendre ?

« Ceux qui n’y croient plus ne seront pas au stade, ceux qui y croient encore auront forcément une déception amplifiée si d’aventure la relégation est officielle. On peut craindre une fin de match, ou selon le scénario, quelques sifflets, quelques chants… On espère qu’il n’y aura pas de débordements, mais la situation est plus que critique. Mais ceux qui iront au stade sont ceux qui y croient encore, donc cela risque de faire encore plus mal s’ils n’ont plus de raison d’y croire au bout de 90 minutes ».

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