Josuha Guilavogui : « Si on descend avec la fleur au fusil en se disant que ça suffira, non, ça ne suffira pas (pour remonter en Ligue 1) »

En conférence de presse, Josuha Guilavogui a évoqué l’importance de finir sur une bonne note face à Brest et de ne pas lâcher, malgré la descente assurée en Ligue 2.

« Je pense qu’il faut faire ce que l’on sait faire, jouer au football, et laisser une dernière bonne note. On ne peut pas aller là-bas en mode vacances et se faire trucider. Ce n’est pas possible. Je sais que la relégation est quasiment actée, mais après, pour ma part, je suis professionnel depuis plus de dix ans, et je ne peux pas me permettre d’aller en mode vacances dans un match sans enjeu ».

Le capitaine bordelais explique que s’il y a beaucoup de raisons à l’échec de cette saison, les coupables sont avant tout les joueurs.

« Il y a beaucoup de choses, mais en tant que joueur et capitaine, je ne peux que parler du terrain. Je pense qu’on a eu les matches pour le faire. A la fin, cela va se jouer sur (une différence de buts)… Quand on analyse les matches et quand on sait qu’on a mené treize fois cette saison, on ne prend que la moitié des points, et on est largement sauvés… Il y a cette grosse responsabilité des joueurs, on n’a pas su faire le boulot tout simplement. J’ai vu l’interview d’Arteta qui disait qu’avant de jouer au football, il fallait courir et se battre, et je pense que la plupart du temps on ne l’a pas assez fait ».

Il faudra, dès l’année prochaine remonter en Ligue 1, mais ce ne sera pas chose aisée, et il ne faudra pas croire que parce que nous sommes les Girondins de Bordeaux, ce va se faire tout seul.

« Il va falloir bosser extrêmement dur, mais j’ai aussi des exemples en tête. En Allemagne, il y a Schalke qui est un club qui est très populaire, qui a une énorme tradition et une énorme histoire. Ils sont descendus l’année dernière et ils vont remonter. Ils ont terminé Champions. Le Werder de Brême, c’est la même chose. Il y a des exemples comme ça, et Bordeaux par le passé a réussi à le faire. Mais je vous avoue que si on descend avec la fleur au fusil en se disant que ça suffira, non, ça ne suffira pas. Après, il y a des motifs d’espoirs, il y a de très bons jeunes à Bordeaux, et pour retrouver cette identité-là il va falloir leur faire confiance aussi ».

Le mot identité est donc aussi lâché, ici.

Retranscription Girondins4Ever